Énergie

Climat mondial: ce qui arrivera probablement

Le cinquième Rapport d’évaluation est le fruit du travail de plus de 250 experts. D’autres volumes sur les conséquences et l’atténuation du changement climatique et un rapport de synthèse paraîtront dans l’année à venir.

Le GIEC ne réalise pas de travaux de recherche. Il fournit des évaluations portant sur la littérature mondiale consacrée aux aspects scientifiques, techniques et socio-économiques du changement climatique.

Le rapport présente plusieurs conclusion hautement probable.

La température moyenne à la surface du globe a augmenté de 0,89°C entre 1901 et 2012. Chacune des trois dernières décennies a été plus chaude que toutes celles qui se sont écoulées depuis 1850. Les années 1983 à 2012 constituent probablement la période de trent ans la plus chaude qu’ait connue l’hémisphère Nord depuis 1400 ans. A l’échelle du globe, la première décennie du XXIe siècle a été la plus chaude de toutes. La publication de l’OMM intitulée The Global Climate 2001-2010: A Decade of Climate Extremes (Le climat dans le monde entre 2001 et 2010: une décennie d’extrêmes climatiques) fait état d’une température moyenne à la surface du globe estimée à 14,47°C pour cette décennie.

La moyenne mondiale des températures devrait augmenter dans une fourchette comprise entre 0,3 et 0,7°C sur la période 2016-2035. La température à la surface du globe, moyennée sur la période 2081-2100, devrait dépasser de 1,5°C voire 2°C les valeurs préindustrielles. Cela dépendra des futures émissions de gaz à effet de serre)

·        Des changements ont été constatés depuis 1950 environ en ce qui concerne bon nombre de phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. Il est très probable que le nombre de journées et de nuits froides a diminué et que le nombre de journées et de nuits chaudes a augmenté à l’échelle de la planète, et la fréquence des vagues de chaleur s’est sans doute accrue dans une grande partie de l’Europe, de l’Asie et de l’Australie.

Un réchauffement des océans en surface et en profondeur

·        Il est quasiment certain que les couches supérieures de l’océan jusqu’à 700m de profondeur se sont réchauffées entre 1971 et 2010. L’océan profond en-dessous de 3000m s’est probablement réchauffé depuis les années 1990, lorsqu’on a commencé à disposer de données d’observation suffisantes. L’évolution de la quantité de rayonnement solaire incident stocké par la planète se traduit pour une très grande part – environ 93% entre 1971 et 2010 – par un réchauffement des océans. Ce réchauffement se poursuivra durant le XXIe siècle: la chaleur passera de la surface aux profondeurs marines, perturbant la circulation océanique.

Une élévation du niveau des mers

          Le rythme d’élévation du niveau de la mer s’est accéléré depuis le milieu du XIXe siècle, par rapport à la moyenne calculée pour les deux millénaires précédents. Le niveau moyen s’est élevé de quelque 19 cm entre 1901 et 2010 en raison du réchauffement des océans et de la fonte des glaciers et des inlandsis. La hausse s’est accélérée entre 1993 et 2010, et le rythme devrait très probablement s’accroître encore durant le XXIe siècle et au-delà. Pendant la dernière période interglaciaire, lorsque les températures dépassaient de 2°C celles de l’ère préindustrielle, le niveau moyen de la mer était 5 à 10 m plus haut qu’aujourd’hui.  L’eau de mer s’est acidifiée depuis le début de l’ère industrielle à cause des émissions anthropiques de dioxyde de carbone. Leprocessus se poursuivra au XXIe siècle.

Un réduction probable de la banquise

·        Dans l’hémisphère Nord, il est très probable que l’étendue et l’épaisseur de la banquise arctiques diminuerpt encore et que l’étendue du manteau neigeux au printemps se réduira au fur et à mesure de l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe. Selon certains scénarios, l’océan Arctique sera quasiment libre de glaces en septembre avant le milieu du siècle

Le volume des glaciers pourrait diminuer de 35 à 85% d’ici à 2100. L’étendue du manteau neigeux dans l’hémisphère Nord a diminué depuis le milieu du XXe siècle, surtout au printemps, et cette tendance se poursuivra.

Les activités humaines en cause

 Il est probable que les activités humaines ont eu une incidence sur le cycle mondial de l’eau et ses manifestations depuis 1960. Ces dernières décennies  les précipitations ont augmenté aux latitudes moyennes de l’hémisphère Nord.

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