Environnement

Réseaux

La montée des réseaux inteligents

Dans le domaine de l’énergie, montée en puissance des offres relatives aux « smart

grids » (réseaux intelligents d’énergie) qui consistent avant tout à acquérir de la donnée et à faire du monitoring, première étape incontournable de toute démarche d’efficacité énergétique.

Sur cette édition de Pollutec Horizons, cela s’exprime

notamment à travers la présence de start-up à l’image d’Energisme.

Enfin, l’objectif de « mieux connaître » concerne également les matières premières ou certaines nouvelles filières, l’idée étant d’évaluer leur comportement et anticiper les risques associés. On trouve un exemple de cette démarche avec le Centre Terre et Pierre qui étend son offre de prestation aux traitements thermiques de matériaux de type ciment, favorisant l’étude de nouvelles formulations, l’évaluation de l’impact d’ajouts de sous-produits ou déchets, les rejets gazeux

associés à l’étape de production de ce ciment, etc. Dans un autre champ d’action, l’Inéris met en perspective un certain nombre de résultats de travaux sur la sécurité, par exemple dans la filière hydrogène.

Dans le secteur Energie, « mieux gérer » consiste notamment à utiliser au mieux tout ce qu’il est possible de valoriser.Cela s’exprime surtout cette année par des démarches dans le domaine de la micro-énergie, avec des dispositifs decaptage de ces petites ressources (thermoélectricité, vibration) et captage (start-up Greensystech).

La notion de récupération d’énergie fatale, déjà très présente les deux dernières années, est toujours d’actualité, àl’image d’innovations couplant traitement de l’air d’émissions gazeuses avec récupération d’énergie (et parfois aussi decomposés utiles) (groupe Vent Service et Europe Environnement). L’idée est aussi de disposer de savoir-faire plusgénéralement déployés à grande échelle à des tailles plus réduites, comme c’est le cas avec des cogénérations depetites et très petites puissances (2G Solutions of cogeneration, projet de micro-cogénération bois présenté aux TIE).

Dans le domaine de la méthanisation, quelques innovations visent à faciliter et optimiser la production et l’usage dubiogaz. On notera ainsi des méthodes novatrices pour purifier le biogaz (Arol Energy), des moyens facilitant l’utilisationde ce biogaz dans des installations existantes comme, par exemple, un nouveau brûleur Gasclean (Cogébio) qui autoriseune variation dans l’alimentation en gaz du 100 % biomasse au 100% gaz naturel, d’où la possibilité d’assurer des pics

de consommation avec du gaz naturel en plus de l’apport de base en gaz de synthèse (ce projet avait été annoncé enavant première à Pollutec 2012). Ou encore un nouveau modèle de moteur de cogénération gaz naturel et biogaz

(Man Rollo).En amont de cet usage du biogaz, une bonne gestion de la filière méthanisation vise à optimiser toujours plus le rendementdes unités. Deux innovations 2013 s’inscrivent dans cette optique, l’une consistant en un prétraitement pour doperles réactions de méthanisation (BTS Biogas), l’autre portée par l’INRA (LBE, prix TIE) permettant de produire du biohythane

(méthane et hydrogène) à partir de biomasses, d’où au final un carburant à combustion améliorée, donc moins polluant.

VOIR AUSSI