Énergie

Rosans dans les Hautes Alpes prépare son projet de centrale solaire villageoise

Le projet de centrale solaire villageoise de Rosans, impulsé par Rhône-Alpes Energie Environnement,  s’inscrit dans la politique du futur parc naturel régional des Baronnies Provençales de développer l’énergie locale.

En 2010, la production d’énergies renouvelables sur le territoire représentait environ 8 % de l’énergie totale consommée sur le territoire. Cette énergie provenait surtout de l’hydroélectricité produite grâce au Buëch,  affluent de la rive droite de la Durance.

Le projet de Charte du parc qui verra le jour en 2015, comporte des objectifs ambitieux. Il prévoit de porter à 25% des besoins du territoire en 2020 la production d’énergie renouvelable. Il prévoit un développement renouvelables dans le respect du patrimoine naturel, des paysages et des terres agricoles, c’est à dire sans multiplier les centrales au sol. Le développement du photovoltaïque doit être ” partagé et respectueux du territoire”,  “créant  de la richesse locale”,  “renforçant les capacités d’autofinancement des acteurs du territoire” ,  “des liens sociaux.”

Une phase de prospection

Le cadre des Baronnies était idéal pour un projet de centrale villageoise porté par un programme de Rhône-Alpes-Energie Environnement (RAEE) .Le syndicat mixte qui porte le projet de centrale villageoise a envisagé un temps de prospecter un  territoire de neuf communes, situé au nord du territoire, dans la vallée de l’Eygues, aux confins de la Drôme et des Hautes Alpes.

Une première étude, explique Audrey Matt, en charge du dossier au Syndicat Mixte du Parc des Baronnies Provençales, a été réalisée par un cabinet d’architecture qui s’est intéressé aux toitures des neuf communes susceptibles de correspondre aux critères d’installations:  orientation,  inclinaison, sur un territoire où le potentiel solaire est à priori intéressant. Un investissement peut se révéler inintéressant , voir impossible sur une toiture ( contraintes physiques) pour un propriétaire prêt à investir. Le fait de trouver des toits adaptés permet d’envisager des opérations collectives et de mobiliser un potentiel plus large.

Une étude technique

Le champ de recherche s’est resserré avec une deuxième étude. Les projets s’est finalement recentré sur Rosans, une commune de 500 habitants. Un deuxième étude, approfondie, a pris en compte cette fois de plus près des critères architecturaux et techniques, afin de voir les toitures qui pourraient recevoir une installation.

Il a fallu prendre en compte la capacité des charpentes à recevoir des panneaux photovoltaïques surimposés. Il a fallu prendre en compte les contraintes architecturales imposées par la pente au centre de la commune d’une tour classée monument historique par le Service des Bâtiments de France, explique Audrey Matt.

Le choix a été fait d’opter pour des installations de 9 kW de puissance, afin de bénéficier du meilleur tarif d’achat. Au total, l’étude à laissé entrevoir un potentiel de 19 toitures. La puissance totale ne sera pas installée en une seule fois. Le projet de Rosans  devrait représenter  334,4 m² de toitures, pour une puissance installée de 47,94 kWcet un investissement de 200 000 €.

michel.deprost@enviscope.com

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