Socatri à Tricastin : l’Autorité environnementale demande davantage d’informations

L’Autorité environnementale demande à la société SOCATRI, filiale d’AREVA, de démontrer les performances de son système de traitement déchets nucléaires sur le site de Tricastin.
L’Installation Nucléaire de Base INB 138 – située à Bollène, au sein du site du Tricastin exploitée par Socatri (Société auxiliaire du Tricastin, AREVA) récupère au maximum l’uranium présent soit sur des pièces ou équipements, soit dans des effluents en provenance d’autres INB (installations Nucléaires de Base)  ou d’Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). La société doit trier les déchets, les conditionner puis les éliminer vers les filières agréées.
En 2008, un dysfonctionnement avait provoqué une pollution d’un cours d’eau proche et de la nappe phréatique.
L’entreprise contrôlée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, doit mettre en place des systèmes pour améliorer son fonctionnement.
L’Autotité environnementale qui a étudié le dossier présenté par SOCATRI  demande d’améliorer son dossier en rappelant l’historique du site, et de présenter le dossier pour que le public ” dispose d’un document et d’un résumé non technique clairs et actualisés, dans lequel les liens avec les annexes sont précis et explicites.

Mieux expliquer

 L’Autorité recommande ” de présenter et justifier la solution retenue de pérennisation des pompages dans la nappe alluviale sous-jacente pour le traitement de la pollution causée par un incident avec rejet d’uranium dans la nappe en 2008.” L’Ae demande de justifier  l’augmentation à 93,5 % du plafond du taux d’enrichissement de l’uranium traité. La société doit expliciter les types de déchets concernés de leurs provenances .
L’Ae émet aussi des recommandations sur la méthode d’estimation des concentrations dans les sols des retombées des substances émises dans l’air, sur l’évaluation des risques éco-toxicologiques pour les eaux douces et les sols en s’appuyant sur des valeurs de référence correctement justifiées. Elle recommande une analyse des effets des activités de l’INB 138 sur la nappe alluviale et sur la réduction des rejets de substances chimiques. Elle demande de démontrer que le risque inondation est maîtrisé, en particulier en cas de pluies intenses sur le site et le bassin versant.

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