Environnement

TER : la CGT redoute le recul du train et l’ouverture du marché

La nouvelle convention TER ne rassure pas les cheminots de la CGT qui pointent le recul des engagements de la Région Auvergne-Rhône-Alpes par rapport aux engagements des deux anciennes régions.

La question du transport ferroviaire en Auvergne Rhône-Alpes reste un dossier épineux. La ligne Oyonnax ( Ain) Saint-Claude ( Jura ( Franche Comté) va fermer le 10 décembre. La ligne Grenoble Gap, est elle aussi menacée de fermeture. Ces lignes se trouvent aux limites de régions voisines, loin des grands axes de circulation, des grandes zones d’activité.

La convention TER signée récemment par Laurent Wauquiez et Guillaume Pépy entre la SNCF et la Région, n’apporte pas de solutions pour ces secteurs périphériques. La convention concentre ses moyens sur les transports du quotidiens dans les secteurs les plus denses où les problèmes sont déjà de taille: régularité, offre globale, matériels.

Pour les cheminots CGT, la convention ne répond pas à de nombreux problèmes du secteur. Des adhérents du syndicat manifestaient ce mercredi devant le conseil régional où se tenait la première journée de l’assemblée plénière consacrée au budget 2018.  Le syndicat rappelle que la contribution de la région sera inférieure aux contrebutions cumulées des deux anciennes réions. La CGT estime que le recule est de 50 millions en 2017, et de 200 millions en 2022.

Le syndicat dénonce aussi les pénalités qui seront réclamées à l’entreprise publique, sans obligation que ces pénalités perçues par la collectivité soient réinvesti dans le secteur du transport.

Les cheminots CGT dénonce aussi l’absence d’engagement suffisant en faveur de la régénération du réseau.  C’est le désengagement de l’Etat que dénonce le syndicat. “‘ Ce n’est pas aux régions de financier la rénovation du réseau” ou des gares.  Dans le même temps, la CGT pot e risque de développent les autocars TER, au détriment du réseau ferré qi  serait petit à petit réduit sans possibilité d’inverser la tendance.

Le syndicat dénonce aussi les projets de privatisation et d’ouverture du marché. Plusieurs projets sont sur les rails. Le Tram Train de l’Ouest lyonnais pourrait ainsi être exploité par une entreprise privée. La ligne Saint Gervais le Fayet Vallorcine, pourrait aussi être gérée par un autre opérateur de la SNCF. Enfin, le futur réseau Léman Express, dans l’agglomération franco-valdo genevoise, pourrait etre confié à ne opérateur privé, à des conditions  sociales que le syndicat n’est pas prêt à accepter.

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