Savoie

Trafic France-Italie: plus de 3 millions de camions pour 47 millions de tonnes de marchandises

Après un léger recul en 2020 pendant la pandémie de Covid-19, le trafic de marchandises à la frontière franco-italienne a repris son ascension pour de nouveaux records, selon des données transmises par le Comité pour la Transalpine. En 2021, plus de 47 Mt de marchandises ont transité entre la France et l’Italie, soit près d’un tiers des 150 Mt échangés sur tout l’arc alpin.

La Transalpine  précise que 93% des tonnages ont été transportés sur la route. Le nombre de camions transitant à la frontière dépasse désormais les 3 millions par an, avec une forte hausse dans les tunnels routiers des Alpes du nord. Le tunnel du Mont-Blanc a enregistré en 2021 le passage de 617.000 poids lourds (+ 11% depuis 2014). Cette progression semble s’amplifier depuis le début de 2022. Au cours de l’été, le Maire de Chamonix Mont-Blanc Eric FOURNIER a de nouveau sonné l’alarme face aux multiples nuisances de ce trafic dans la vallée.

Marchandises : seulement 7% sur le rail

L’augmentation est encore plus forte en Savoie où le tunnel du Fréjus a vu passer 831.000 camions en 2021, soit 120.000 véhicules de plus que l’année précédente (+25% depuis 2014). L’inquiétude des habitants et des élus est d’autant plus vive que la fermeture prochaine du tunnel du Mont-Blanc pour travaux va mécaniquement entrainer d’importants reports de trafics vers Chambéry et la vallée de la Maurienne.

La rail n’a représenté en 2021 que 7% des volumes transportés, soit environ 3 Mt qui ont circulé sur la ligne historique reliant la France et l’Italie en grimpant à plus de 1200 mètres d’altitude. Compte tenu des limitations de circulation imposées pour raisons de sécurité dans le tunnel  construit en 1870, la capacité autorisée de l’ouvrage plafonne à environ 5 Mt/an et aucun aménagement des voies ne permettra d’effacer le caractère rédhibitoire du profil escarpé qui impose de fortes dépenses en énergie, en matériels, et en conduite. Seule la future liaison Lyon-Turin sera techniquement capable de relever ce défi rappelle le Comité pour la  Transalpine.

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