Mobilité

Tramways: accord Keolis- Métro de Shanghaï pour un centre de formation à Lyon

Sous la Présidence du Président du SYTRAL, Bernard Rivalta, Jean-Pierre Farrandou  Président du Groupe Keolis et Yu Guanggyao, Président de Shanghai Shentong Metro Group, ont annoncé la signature d’un accord prévoyant la création d’un centre de formation  et de compétences des métiers du tramway. 

Keolis, filiale de la SNCF, et Shanghai Shentong Metro Group, société du métro de Shanghai, ont signé en février une coentreprise pour répondre à des appels d’offres et exploiter en commun des réseaux de tramway, métros ou trams, en Chine et dans les pays voisins.

560 kilomètres

Kéolis est un des leaders mondiaux du secteur des transports urbains, lourds, métros automatiques et tramways. Shanghai Shentong Metro Group, conçoit, construit et exploite le métro de Shanghai, dont le réseau mesure 560 kilomètres. Le réseau de l’agglomération de Shanghaï est deux fois plus étendu que celui de la RATP.

La coentreprise permettra au groupe français de pénétrer le marché chinois, où de nombreuses villes déjà équipées de métro, prévoient de développer des réseaux de tramway. Les contacts ont été établis il y plusieurs années par le prédécesseur de Jean-Pierre Farrandou à la tête de Keolis. Les dirigeants de Keolis et de Shanghai Shentong Metro sont des cheminots, qui souhaitent développer les transports sur rail comme les métros automatiques ou les transports de surface plus légers que sont les tramways.

51% du capital pour la société chinoise mais directeur français

La société sera détenue à 51% par la société chinoise, à 49% par l’entreprise publique française. Elle sera présidée par Yu Guanggyao. Le directeur général sera un Français, Marcelin Daroux, venu lui aussi de la SNCF et passé par le métro de Séoul.

La coentreprise pourra répondre à des appels d’offres en Chine, en mettant en avant les références chinoises et françaises, notamment le réseau de transport de Lyon. Elle prospectera les pays de la zone Pacifique, par exemple Macao. A moyen terme, l’entreprise prospectera les marchés africains où, rappelle, Jean-Pierre Farrandou, la stabilité politique alliée à des perspectives de croissance peut laisser espérer des projets de vrais réseaux de transports en commun dans de grandes métropoles.

Ingénierie et formation

L’entreprise développera des actions d’ingénierie pour vendre des projets, dans le cadre de filiales. Les futurs contrats laissent espérer des marchés pour les constructeurs de matériels des deux pays.

Les réseaux chinois de transports urbains  de demain auront besoin de gestionnaires. Ces gestionnaires pourront être formés dans un centre qui sera créé à Lyon. Les stagiaires viendraient s’initier pendant  une année, aux techniques de gestion de réseau dans le cadre de délégation de service public, sous la houlette d’autorités organisatrices de transports (AOT) comme c’est le cas en France.

michel.deprost@enviscope.com

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