Transport aérien

Roissy 4 : 17 associations demandent l’annulation d’un projet “climaticide”

Le trafic de 40 millions de passagers par an prévu pour Roissy 4 représenterait à lui seul 7 % des émissions de gaz à effet de serre que la France ne doit pas dépasser pour respecter sa stratégie de neutralité carbone.

©Rémi Jouan (CC BY-SA 3.0)

Ce vendredi 6 décembre, des représentants de 17 associations de protection de l’environnement locales et nationales – dont Greenpeace, France Nature Environnement et les Amis de la Terre – rencontreront le préfet d’Ile-de-France pour demander l’annulation du projet de Terminal 4 de Roissy, dont la construction débuterait en 2021.

Le projet, porté par Aéroport de Paris, dont l’Etat est l’actionnaire principal, représenterait un budget de 7 à 9 milliards d’euros, soit environ le prix du seul tunnel international Lyon-Turin. Le projet a fait l’objet d’un débat public, limité à quelque 450 communes proches, sans prise en compte de l’impact climatique ni des aspects d’aménagement du territoire.

Les associations dénoncent ce projet d’extension de l’aéroport de Roissy destiné à accueillir jusqu’à 40 millions de passagers supplémentaires par an dès 2037, soit une augmentation du trafic de près de 40 %.

Selon les associations, le trafic aérien généré par le Terminal 4 provoquerait l’émission de 15 millions de tonnes équivalent CO2 supplémentaires par an. Or, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de la France, notre pays ne devra pas émettre plus de 230 millions de tonnes équivalent CO2 en 2037. A cette date, le trafic lié au Terminal 4 représenterait à lui seul 7 % des émissions autorisées pour la France, et le trafic total de Roissy environ 20 %(1).

  1. Ce bilan carbone ne prend en compte que les émissions aériennes, et non pas le bilan des passagers venant des régions qui doivent utiliser le train pour se rendre à Roissy.

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