Tunnel de base de Lyon-Turin: le percement de la galerie de reconnaissance de Saint-Martin la porte se prépare

Au bout de la galerie de reconnaissance de Saint Martin la porte, un chantier complexe qui se met en place. Dans quelques mois, il faudra acheminer le plus puissant tunnelier du monde, l’assembler, et le connecter au long train qui permettra de traiter et d’évacuer les rochers arrachés à la montagne.

Est ce qu’il se fera un jour ce tunnel ? Les uns y croient, d’autres non. Certains le refusent d’une manière inconditionnelle, répétant depuis plusieurs années les mêmes arguments, niant les avancées politiques, juridiques, techniques, ou financières avec le même amalgame de désinformations.

La liaison Lyon Turin est loin d’achevée. Les accès français justifieront même un débat. Mais le tunnel de base de la section internationale, maillon symbolique de la future relation transalpine, s’approche. Les chantiers avancent, piloté par la société Tunnel Européen Lyon Turin qui a succédé à la SAS Lyon Turin Ferroviaire, réalisé par un consortium de six entreprises françaises et italiennes: Spie Batignolles Travaux Publics Constructions Industrielles,  Eiffage TP, Ghella, CMC ( Coopérativa, Muratori et Cementisti Ravenna)  ,COGEIS et Spie Batignolles Services.

Visite du chantier du futur Tunnel européen… par Enviscope

Jusqu’à présent, depuis 2007, les premiers travaux réalisés ont été des descenderies destinées à atteindre le niveau du futur tunnel de base, pour préparer le front d’attaque du chantier des deux tubes, le tube sud et le tube nord. Les trois descenderies françaises de Villarodin-Bourget-Modane, Saint -Martin La Porte et La Praz sont terminées. Plusieurs années de retard sur les descenderies françaises, la descenderie italienne de la Maddalena, qui est en voie de creusement. Plus de 3000 mètres y ont été percés.

Sur neuf kilomètres

 

Du côté français, les travaux préparatoires le tunnel de base vont vraiment commencer. Ils seront lancés dans le cadre d’un projet de galerie de reconnaissance de 9 kilomètres à partir de la base de la descenderie de Saint Martin La Porte. Cette dernière sert de voie d’accès aux installations qui permettront d’attaquer le creusement de la galerie sud, dans l’axe de la future galerie.

Il faut pour cela traverser une zone de terrain houiller plus fragile que le reste de la montagne. Ce front houiller impose de faire démarre le chantier à l’arrivée de front à moins de dix kilomètres de la futures entré à Saint-Jean-de-Maurienne. Une galerie de reconnaissance complémentaire de 1,8 kilomètre a du être forée pour permettre d’attaquer, sur un diamètre réduit, la traversée de terrains houillers afin de mieux connaitre la géologie de ce secteur délicat. C’est le but des travaux de reconnaissance.

Dans les prochaines semaines sera préparée la chambre d’assemblage du tunnelier fourni par la société NFM,   un des leaders mondiaux  pour la fourniture de ces équipements lourds, dont le siège est à Lyon. L’assemblage nécessite le creusement d’une caverne d’une quarantaine de mètres de haut.

Entre l’entrée de la galerie de reconnaissance et son extrémité, près de l’axe du futur tunnel, quatre vingt mètres de dénivelé franchis prudemment par les engins et les véhicules de services. L’équipement de galerie de reconnaissance est amélioré pour préparer le fonctionnement du futur chantier. De nouvelles gaines d’aération sont mises en place. Tout est prêt assurer la sécurité. Une cellule de survie capable d’accueillir dix personnes en autonomie pendant plusieurs heures a été installée.

En bas de la galerie de reconnaissance, des équipes travaillent aux jonctions entre la galerie et le futur front de taille. Dans quelques mois, le tunnelier pourra entamer le percement de la galerie de 9 kilomètres qui constituera le premier segment du tube sud. La galerie est en effet réalisée au diamètre de 11 mètres qui sera celui du futur ouvrage.

Le percement de la galerie doivent permettre le percement à l’horizon 2017, d’autres segments du tunnel. Pour le moment, les travaux ne sont juridiquement que des travaux de reconnaissance. Une nouvelle étape sera franchie lorsque de nouveaux financements seront débloqués.

Mais les prévisions sont prudentes. Tunnel Euralpin Lyon Turin, la société qui pilote le projet respecte le cadre juridique posé par les Etats, conditionné par les contraintes financières. Les 57 kilomètres du tunnel restent à percer.

michel.deprost@enviscope.com

 

 

 

LinkedIn
Twitter
Email

à voir

Related Posts

Mag2lyon numéro 163
Lire la vidéo
Lire la vidéo
Lire la vidéo

Derniers articles publiés

Enquêtes

Reportage Vin 31

Dossiers

Territoires

Environnement

Energie

Mobilité

Médiathèque

économie

économie durable

bioéconomie

économie circulaire

Construction et aménagement

Recherche

Bienvenue !

Connectez-vous à votre compte

Récupérez votre mot de passe

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.