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Une louve abattue lors d’un tir de prélèvement dans les Alpes Maritimes

Une louve a été tuée le 18 juin sur le territoire de la commune de Duranus (Alpes Maritimes), au cours d’une opération de tir de prélèvement ordonnée par le préfet des Alpes-Maritimes.

L’arrêté préfectoral du 31 mai a autorisé le tir  « pour la protection des troupeaux domestiques », considérant que « les attaques subies par les troupeaux situés […] sur les communes de Duranus, Lantosque et Lucéram persistent […] malgré la mise en place des mesures de protection de troupeaux et d’effarouchement du loup».

L’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent  ” une nouvelle fois le scandale et l’aberration des « tirs de prélèvement ».”  Pour les associations “ ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation. Tuer un loup ne sert absolument à rien et n’empêchera pas les troupeaux de subir de nouvelles prédations.”
Dans les Alpes-Maritimes, beaucoup de troupeaux sortent toute l’année dans des terrains escarpés et broussailleux. Ce département concentre près de la moitié des prédations sur le bétail alors qu’il ne compte qu’une toute petite minorité des ovins présents dans l’aire de répartition du loup en France.

Pour les associations les éleveurs d’ovins à viande ne devraient pas avoir à faire paitre de grands troupeaux dans des secteurs où le loup est installé. Les associations estime que les éleveurs sont victimes de la situation du marché de la viande ovine, dont les prix ne suffisent pas à rémunérer les éleveurs.

Mais on peut estimer qu’il y a dans la position de certaines associations une contradiction. L’élevage extensif est l’élevage qui a le meilleur impact sur l’environnement,  peu d’effluents, entretien de l’espace. Cet élevage doit être pratiqué sur de grandes surfaces. C’est l’élevage qui peut aussi assurer une viande de meilleure qualité.

Or, la pratique sur de grande surfaces naturelles, rend difficile un gardiennage dense des troupeaux, les bergers ne pouvant pas toujours suivre leurs bêtes dans des terrains vastes et accidentés.

La cohabitation entre troupeaux et loup demeure bien un dossier qu’il faut régler.

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