Environnement

Usine du futur: des objectifs ambitieux pour les économies d’énergie, de matière et les matériaux biosourcés

L’Institut INDEED présenté ce mercredi par ses sept partenaires, aura pour objectif d’imaginer l’usine du futur. Le concept d’usine du futur est né il y a quelques années, surtout dans le secteur de la chimie, confronté à l’impératif de réduire les consommations de matières premières, d’énergie, tout en accroissant la sécurité.

L’Institut s’appuiera sur des plates formes dépendant d’Axel’One, qui seront créées sur le site de la Doua, et sur le site de Solaize. L’Institut sera précisément installé dans les locaux de l’actuel Service Central d’Analyse du CNRS, à Solaize, qui déménagera dans quelques mois sur le site de CLEA ( Cité Lyonnaise de l’Environnement et de l’Analyse) à la Doua.

Les innovations mises au point dans le cadre de l’usine du futur pourront être appliquées dans toutes les usines où des économies de matière et d’énergie sont des enjeux, explique Sophie Jullian, directrice scientifique de l’INstitut Français du Pétrole Energies Nouvelles ( IFPEN) La chimie, mais aussi la pharmacie, la plasturgie, l’agro-alimentaire, le bois, le papier, la métallurgie pourront bénéficier, à des degrés divers des innovations destinées à permettre les économies de matière et d’énergie.

Des objectifs précis

Les objectifs précis ont été fixés. Pour les biogaz renouvelables, l’objectif est de valoriser 15% du marché européen de la biomasse, et de réaliser une économie de 30 Tera Wh sur la facture énergétique de la France, en créant plus de 1000 emplois.

Pour les procédés industriels ” bas carbone”, le marché mondial est estimé à 300 milliards d’euros. L’objectif est d’atteindre une proportion de 30% des solutions polymères venant d’alternatives biosourcées. L’objectif est aussi d’occuper 15% du marché mondial du CO2 à 10 ans. Les recherches s’intéresseront au marché de la gestion thermique qui représente 300 millions d’euros par an. Pour l’économie circulaire et le recyclage enfin, l’objectif est que 10% des matières plastiques soient recyclacles dans les 6 ans. Les recherches doivent permettre la création d’usines de recyclage, et d’une usine de traitement des déchets en Rhône-Alpes.

Après la création de la SAS ( société par actions simplifiée) gestionnaire de l’INDEED, interviendront les premiers investissements dans les plateaux de compétences. La seconde phase prévoit des investissements dans les plateformes technologiques: plate forme GAYA de recherche et développement, plateformes dédiées à la gestion thermique, aux biotechnologies blanches, aux procédés de captage et de valorisation du CO2, au programme de bioénergie.

L’institut INDEED devrait permettra la naissance de 30 entreprises en 10 ans, le développement de 20 porjets de recherche et développement,. En dix ans, 145 millions devraient être investis, avec l’accompagnement de 62 millions d’investissements sur fonds privés. L’Institut lui-même devrait passer d’un effectif de 44 personnes à trois ans, à un effectif de 120 personnes à dix ans.

Ces investissements et ces programmes visent à améliorer le fonctionnement industriel interne. Mais les recherches visent aussi à améliorer l’intégration des unités industriels dans leur environnement, à une échelle locale, comme à une échelle plus globale.

michel.deprost@enviscope.com

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