20% des apiculteurs certifiés bio en Rhône-Alpes

L’apiculture biologique se développe en France avec 81 000 ruches certifiées gérées de manière biologique par 414 apiculteurs. Selon la revue Alternatives Bio ( numéro 61 de janvier 2013), le nombre d’apiculteurs bio et le nombre de ruches certifiées ont triplé ces dernières années.

L’apiculture biologique a aussi progressé en Rhône-Alpes. La région compte 230 apiculteurs profesionnels dont 43 sont certifiés biologiques.  Ce sont donc 19% des apiculteurs professionnels qui travaillent en bio et 20% des ruches sont certifiées. Avec les ruches des apiculteurs diversifiés ou pluriactifs, 68 exploitations certifiées existent en Rhône-Alpes.

L’apiculture biologique est réglementée au niveau européen depuis le 1er janvier 2009, par un réglement cadre. CE réglement porte sur plusieurs points.

Les apiculteurs bio doivent élever de préférence des abeilles d”espèce Apis Mellifera et des écotypes locaux adaptés à l’environnement. Les essaims doivent être achetés prioritairement en bio et si les essaims ne sont pas achetés en bio, les ruches devront être conservées un an avant une conversion de la totalité des ruches. Un rucher ne peut être mixte.

Des zones de butinages plus propres

La définition des zones de butinage est aussi prévue par la règlementation européenne. Les zones doivent fournir une alimentation saine et réduire les risques sanitaires pour les abeilles elles-mêmes. Les abeilles butinant dans un rayon de trois kilomètres, les apiculteurs bio doivent s’assurer de la qualité de la ressource dans ce secteur. Les zones de butinage doivent être constituées principalement des cultures biologiques, de flores spontanées, de cultures traitées par des moyens à faible impact environnemental: prairies, zones humides, engrais verts, jachères.

Les colonies doivent être nourries éventuellement d’une manière naturelle. Les apiculteurs doivent s’assurer que abeilles disposent de réserves de miel suffisantes pour traverser la période froide. Ils n’ont le droit ne nourrir les abeilles qu’en cas de menace climatique! hiver long avec des réserves insuffisantes.  Le nourrissement doit être réalisé avec du miel, du sucre ou du sirop de sucre biologique.

Pour assurer la protection sanitaire des abeilles, le règlement prévoit  les traitements en priorité avec  des méthodes homéopathiques ou phytothérapeutiques. Les acides formique,  lactique, acétique, le thymol, l’eucalyptol ou le camphre peuvent être utilisés en cas de présence de l’acarien Varroa Destructor.

Cette description des conditions de butinage reste assez éloignée de la réalité. En fait, les zones propres sont difficiles à cerner. Les abeilles ne nourrissent certes dans un rayon de trois kilomètres autour de leur ruche. Mais en cas de pénurie alimentaire, elle vont chercher leur nourriture beaucoup plus loin. Elles peuvent aussi subir des apports de polluants apportés par le vent, ou absorder des aérosols.

Enfin, les traitements préconisés en apiculture biologique ne sont pas forcément exempts de risques. C’est l’avis de plusieurs spécialistes, qui estiment que le thymol utilisé en apiculture est une molécule de synthèse qui pourrait apporter des surprises.

michel.deprost@enviscope.com

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