A 45 : les collectivités favorables doutent de l’Etat

Dans un communiqué commun du 23 avril, Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Gaël Perdriau, Maire de Saint-Etienne et Président de Saint-Etienne Métropole, Georges Ziegler, Président du Conseil Départemental de la Loire, craignent que l’Etat ne tienne pas parole pour l’autoroute A45, et propose des scénariis alternatifs qui ne conviendraient pas aux habitants.

Ce sentiment est basé sur des informations évoquées dans la presse. Les trois présidents estiment le coût de ces hypothèses de travail entre 300 et 400 millions d’euros. L’une des alternatives consisterait à construire un ouvrage d’art (deuxième pont à Givors sur le Rhône) avec un contournement du centre de Givors, ainsi qu’un volet ferroviaire compris entre 70 et 90 millions d’euros.

Le communiqué rappelle que “ces projets n’ont rien de nouveau et ont été toujours écartés, depuis des années, car ne répondant pas aux défis posés par le développement des infrastructures de transport, afin de renforcer les atouts économiques de la région stéphanoise et, au-delà, de la Haute-Loire“.

Par ailleurs, Laurent Wauquiez, Georges Ziegler et Gaël Perdriau rappellent que l’État doit apporter, comme il s’y est engagé en 2016 et 2017, 400 millions d’euros, et doit participer à la construction de cet équipement. Or, l’Etat propose de remplacer ce montant suivant les scenarii, par une contribution d’un même montant. Ils estiment donc  que “la question des économies à réaliser est un prétexte pour ne pas mener à terme l’A45”.

Le Conseil départemental de la Loire, ainsi que la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont décidé de financer, au même titre que Saint-Étienne Métropole, l’A 45 de façon conjointe pour un montant équivalent à celui de l’État de 400 millions d’euros. Le solde de financement, représentant 50 %, est quant à lui à la charge du délégataire.

Les Présidents des collectivités concernées souhaitent que ” le Gouvernement assume, au nom de la continuité républicaine, la parole donnée par ses prédécesseurs“. Ils dénoncent enfin  ” la logique gouvernementale qui semble n’obéir qu’à des intérêts locaux et catégoriels, au détriment de l’intérêt général de la région stéphanoise, deuxième pôle d’activité économique de la région Auvergne-Rhône-Alpes“.

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

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