Environnement

Climat : Hollande demande aux territoires de faire pression sur les Etats

Lors du Sommet Climat et Territoires, le Président de la République a demandé aux représentants des territoires de presser les États de présenter des propositions concrètes contre les effets du changement climatique.

Les informations de l’Elysée sur la visite du président de la République ont été brèves. Le Président de la République a d’abord rencontré des responsables de la Compagnie Nationale du Rhône Port de Lyon, Edouard Herriot, où il a découvert un volet de la lutte contre le changement climatique, un véhicule à prolongateur d’autonomie à hydrogène.

Il devait arriver à 15 h 15 au Sommet mondial Climat & Territoires où il a écouté trois tables rondes, avec des jeunes, des représentants de collectivités.

François Hollande a rappelé l’importance d’une négociation réussie à Paris à partir de la fin du mois de novembre. En effet, les risques de déséquilibres démographiques et économiques provoqués par le changement climatique  s’ajouteront aux risques de déstabilisation des tensions civiles et terroristes. Le président a appelé au rassemblement, rappelant que l’Europe avait nommé un responsable du dossier climat pour la négociation.

Fixer un prix au carbone

Pour que la prise en compte du climat avance, il faut d’abord fixer un prix plus élevé sur le carbone. Aujourd’hui, les émetteurs de carbone ne paient pas pour les effets de leurs rejets. Un  prix supérieur du carbone rejeté pousserait à investir dans des techniques propres.

Il faut aussi un accord universel, mais différencié, qui puisse être appliqué par chaque pays en fonction de sa situation.

Les Etats doivent venir à Paris avec des propositions concrètes. Pour le moment, sur 180 Etats seuls 44 ont fait des propositions solides. La Chine l’a fait cette semaine,  ce qui est un pas historique, mais il faut convaincre les autres. « L’Agence Française pour le Développement peut aider les pays qui n’ont pas encore fait de propositions à avancer » a souligné François Hollande.

Financement

Le volet financier devra être abordé, mais la perspective a changé. La lutte contre le changement climatique n’est plus perçue comme un frein au développement économique, mais comme le moteur d’une nouvelle croissance qui peut être déconnectée d’un impact climatique. Enfin, la négociation devra aboutir à un agenda et à une méthode. Il reste quatre mois pour convaincre, encore quelques conférences internationales, l’Assemblée générale de l’ONU, et des efforts diplomatiques.

michel.deprost@enviscope.com

 

VOIR AUSSI