Eau

Budget des Agences de l’Eau: les canalisateurs crient au ” hold up”

L’organisation professionnelle Canalisateurs de France, qui fédère les entreprises de pose et de réhabilitation des réseaux d’eau et d’assainissement, s’alarme sur les lourdes conséquences de la remise en question des budgets des Agences de l’eau confirmée par le projet de loi de finances 2014.

Parmi les pistes d’économie, un prélèvement de 210 millions d’euros sur la trésorerie des six Agences de l’eau a été acté. Pour l’agence de l’Eau, Rhône Méditerranée Corse,  la réduction de budget serait de 40 millions d’euros.

Pour l’Agence de l’Eau RMC, cette réduction de budget ne devrait pas affecter les moyens de l’établissement si la mesure ne dure qu’une année. Etalée sur six ans,  cette réduction de budget pourrait être absorbée.

Une réduction de moyens dangereuse

Les entreprises en charge des réseaux d’eau et d’assainissement, estiment que cette réduction de moyens aura des conséquences sur les investissements en faveur des réseaux.

Les 210 millions d’Euros iront directement au budget général de l’État. Ces moyens viendront de la suppression des « primes de bonnes épuration » versées par certaines agences à des collectivités, dont les stations d’épuration fonctionnent bien. Les entreprises rappellent que les primes constituent une source de financement importante, sans laquelle les investissements d’entretien et de rénovation des réseaux seraient très impactés.

L’argent de l’eau pour l’eau

Les canalisateurs rappellent le principe selon lequel les sommes payées par les consommateurs d’eau, doivent financer les dépenses en faveur de l’eau. Les Agences de l’eau et leurs subventions aux collectivités ont largement contribué ces vingt dernières années, et plus particulièrement depuis 2007, à la remise à niveau des stations d’épuration. Les canalisateurs estiment que remettre en cause cette règle reviendrait à défavoriser les populations qui le sont déjà.

Cette ponction dans la trésorerie des Agences, si elle venait à se reproduire régulièrement, ferait courir le risque d’investissements en dents de scie. Les bénéficiaires des aides des programmes des Agences (dont les collectivités locales) ne pourraient plus, dès lors, planifier leurs projets.”  estime le syndicat.

 

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