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Air Rhône-Alpes : la station de Lyon identifie la pollution par combustion de biomasse

Air Rhône-Alpes dispose depuis quelques mois pour sa  station de Lyon Centre d’un Aéthalomètre et d’un ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) capable de distinguer les particules issues de la combustion de biomasse, comme le bois.

Le chauffage au bois est mis en cause depuis longtemps pour sa responsabilité dans la mauvaise qualité de l’air. Le chauffage bois dans des installations peu efficientes est en cause, en raison de son mauvais rendement, même si la qualité du bois elle-même peut être en cause. L’écobuage, les feux de jardins sont aussi en cause.

Mais il a été longtemps difficile de distinguer les particules contenant du carbone issues de la combustion de biomasse des particules émises par le trafic routier ou d’autres types de production de chaleur ou d’énergie.

Les technologies les plus récentes permettent de disposer d’informations sur la composition chimique en temps réel. Les techniques permettent d’observer en direct les changements de composition des particules dans l’air, d’anticiper l’arrivée des épisodes de pollution, d’estimer la contribution des sources émettrices et, à terme, d’orienter les actions d’amélioration lors d’épisodes de pollution.

L’Aéthalomètre permet la mesure en continu du Carbone Suie qui permet de différencier les poussières ayant pour origine la combustion de biomasse dont la combustion du bois des poussières émises par la combustion de combustibles pétroliers issus en partie du trafic routier. Un tel appareil équipe la station Air Rhône-Alpes de Lyon Centre. Il n’équipe pas encore les stations qui mesurent la pollution dans le Vallée de l’Arve.

La composition chimique des particules mesurées

L’ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) est un spectromètre de masse qui mesure en routine la composition chimique des particules fines (sulfate, nitrate, ammonium, potassium, matière organique, chlore). Les données permettent de mieux caractériser le type d’épisode de pollution et de mieux estimer la contribution des sources.

L’implantation de ces mesures en région est réalisée en lien avec une stratégie nationale de suivi de la composition chimique des particules sur le territoire, rappelle Air Rhône-Alpes. Ces résultats ont vocation à mieux identifier les sources et à orienter les actions de réduction des émissions lors des épisodes de pollution.

La station de Lyon Centre, implantée depuis 2007 dans les locaux du Grand Lyon, à la Part Dieu, est la station d’observation de l’air la plus complète de Rhône-Alpes. Les informations qu’elle fournit sont utiles pour l’ensemble de Rhône-Alpes car elles permettent de caractériser les épisodes de pollution de grande ampleur et alimentent le dispositif national de suivi. Ces informations permettent de calculer l’indice Atmo de l’agglomération de Lyon et sont intégrées dans le dispositif inter-préfectoral mis en place dans le cadre des épisodes de pollution au dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, aux particules fines ou à l’ozone.

14 appareils mesurent en continu

  • Les polluants réglementés : particules (PM10 et PM2.5), oxydes d’azote, dioxyde de soufre, ozone.
  • Les Composés Organiques volatils (COV) : 30 précurseurs de l’ozone (dont le benzène réglementé)

et 9 polluants organochlorés.

  • 19 Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) (dont le benzo(a)pyrène réglementé).
  • 14 métaux lourds
  • Dioxines et furanes (24 congénères).
  • Les traceurs permettant d’identifier les origines des particules : Carbone organique/Carbone élémentaire, Carbone suie (Black Carbon), espèces chimiques majeures.

 

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