Anne-Lise Deloron (Plan Bâtiment Durable) : priorité aux 750 000 passoires thermiques

Anne-Lise Deloron, qui dirige le Plan Bâtiment Durable, a mis en avant, lors d’une rencontre organisée par Saint-Gobain Habitat, les nouvelles priorités : communication adaptée aux occupants, priorité aux passoires énergétiques et à l’action locale.

Pour Anne-Lise Deloron, directrice du Plan Bâtiment durable, le mouvement de rénovation doit être accéléré, et répondre à trois priorités : changer sa communication, prendre en compte les logements les plus dégradés, et se rapprocher des territoires.

Lors de son intervention le 13 novembre dans le cadre d’une rencontre sur la rénovation organisée à Saint-Priest par la délégation Habitat de Saint-Gobain, elle a estimé que l’action publique en matière de rénovation doit s’adapter. Le plan n’a pas permis jusqu’ici d’atteindre l’objectif de 300 000 logements rénovés chaque année, défini par la loi Grenelle en 2010. Les temps ont changé. On ne peut plus promettre des économies aux ménages qui s’engagent dans la rénovation, ni les motiver seulement en les mobilisant contre le changement climatique. Comme l’avait rappelé juste avant elle Pierre-André de Chalendar, président directeur général de Saint-Gobain, il faut mettre en avant les notions de confort d’usage, mais aussi les besoins en termes d’occupation d’espace. Les opérations de rénovation qui visent l’amélioration énergétiques doivent être combinées avec des transformations importante du logement.

Priorité aux passoires

Il faut en deuxième lieu, accorder une importance particulière aux “passoires thermiques “, dont le nombre est évalué à 750 000. L’objectif devrait être d’en rénover 150 000 par an avec des moyens supplémentaires. Les moyens de l’Etat dédiés à cet objectif sont de 1,5 milliard d’euros.

Enfin, l’action de rénovation ne peut être dirigée d’en haut, par des mesures standard, inadaptées à la diversité des réalités. Les entreprises doivent prendre leur place, avec leurs solutions,  leur connaissance des réalités locales. Les bureaux d’étude, les architectes, les groupements d’entreprises, les artisans doivent prendre une part plus large à l’action. Il faut accorder davantage de places aux collectivités, aux métropoles, aux communes et aux intercommunalités.

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