Bioéconomie

Apiculture : le groupement de défense sanitaire couvre 5000 ruches dans le Rhône

La section apicole créée en 2009 adhère au Groupement de Défense Sanitaire du Rhône, fondé en 1954, qui comprend par ailleurs des sections pour tous les élevages de rente : bovins, caprins, ovins. A la suite de l’action de restructuration, et même pourrait-on dire, de l’organisation du secteur apicole au niveau national ( secteur qui était en pleine déstructuration) les pouvoirs publics ont décidé d’organiser la filière au niveau sanitaire, afin de prendre à bras le corps les difficiles problèmes des abeilles, mais aussi des apiculteurs.
La section apicole du GDS du Rhône est née d’un rapprochement avec l’Association sanitaire apicole départementale ( ASAD) du Rhône créée elle-même en 1967. Elle est installée dans les locaux de la Maison des Agriculteurs à la Tour de Salvagny. La section agit en toute indépendance en particulier sur le plan politique et des apiculteurs peuvent y adhérer quel que soit leur statut par ailleurs. La section présidée par Fernand Durand, apiculteur à Saint Georges de Reneins, compte en cette fin d’année 160 adhérents non professionnels possédant des ruches dans le Rhône et 10 adhérents professionnels sur les 11 professionnels qui exploitent des ruches dans le département. La section apicole couvre environ 5000 ruches soit la moitié des ruches du département.

Formation

La formation des apiculteurs, professionnels et amateurs fait partie des missions de la section. Cette dernière organisait ce samedi 11 décembre, une conférence sur l’abeille à laquelle ont assisté une trentaine d’apiculteurs. Pierre Duclos, vétérinaire, apiculteur lui-même en Saône et Loire, formateur à la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales( FNOSAD) a donné un cours sur l’abeille, et en particulier sur les points de fragilité de l’insecte qui a prospéré depuis 65 millions d’années avec l’apparition des végétaux angiospermes dont les espèces d’abeilles sont les principaux pollinisateurs.
L’interaction subtile de l’abeille avec son environnement rend d’autant plus importante l’attention aux effets de ce dernier sur l’insecte. L’abeille est en effet de plus en plus sensible depuis quelques décennies aux modifications des pratiques agricoles, à l’arrivée de nouveaux parasites , et à l’usage de certains pesticides qui, sans être mortels, peuvent perturber des comportements (apprentissage, etc.) ce qui fragilise les colonies.

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