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Arkema valide l’isobutène bio-sourcé de Global Bioénergies

Global Bioenergies a réussi une série de tests réalisés par Arkema  sur l’oxydation d’isobutène bio-sourcé qui permet la production d’acide méthacrylique, un des principaux composants des peintures acryliques.

L’acide méthacrylique est actuellement  produit exclusivement à partir de ressources fossiles. Il  représente un marché de plus de 500 millions d’euros, voire de  plus de 5 milliards d’euros si on intègre l’ensemble des dérivés méthacrylates (verre organique et produits de spécialité).

Arkema, partenaire du projet BIOMA+,  a observé en test d’oxydation sélective un comportement de l’isobutène bio-sourcé de Global Bioenergies identique à celui de l’isobutène pétrochimique et validé cette compatibilité.

Le projet BIOMA+, lancé en octobre 2013 pour  trois ans, est soutenu par l’Etat à hauteur de 5,2M€  au travers de l’ADEME dans le cadre d’un Programme Investissements d’Avenir.  Global Bioenergies a produit de l’isobutène fermentaire sur son pilote industriel de Pomacle-Bazancourt, près de Reims. L’isobutène a été  livré au Centre de Recherche Rhône Alpes  (CERRA) d’Arkema (Pierre-Bénite) où il a été utilisé comme charge d’un test d’oxydation sélective. L’étude n’a pas montré de différence sur la durée de vie du catalyseur.

L’acide méthacrylique peut être utilisé comme base pour produire du Méthacrylate de méthyle, monomère du PMMA (poly-méthyl-méthacrylate), le polymère du verre organique connu commercialement sous les noms d’Altuglas® ou de Plexiglas® . Trois  millions de tonnes de PMMA sont produites chaque année dans le monde pour un marché de 5 milliards d’euros.

Jean-Luc Dubois, Directeur Scientifique Catalyse et Procédés d’Arkema, déclare : « Arkema s’est depuis longtemps engagé dans l’utilisation de ressources renouvelables, réduisant notre impact environnemental. Notre présence aux côtés de Global Bioenergies depuis 2010 sur le sujet de l’isobutène bio-sourcé est témoin de cet engagement. Si techniquement l’isobutène fermentaire est maintenant validé, il reste à définir les conditions économiques qui permettront son application dans les grands intermédiaires de l’industrie chimique

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