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Cafouillages autour d’Annecy 2018

Pas assez de moyens, ni financiers, ni humains : la candidature Annecy 2018 semble manquer de poids, en regard de celles des deux autres villes requérantes : Munich et Pyeongchang (Corée du Sud)… Voilà ce que met en évidence ce week end, l’Equipe dimanche au travers d’une interview de Jean-Claude Killy et Guy Drut, intitulée « Drut et Killy lachent Annecy ».
Alors, même si Guy Drut est revenu sur ses déclarations, Edgar Grospiron, directeur général du comité d’organisation, avoue avoir quelques difficultés pour boucler son budget et renforcer le lobbying habituel à toute candidature. « Sur les budgets, on est très inférieur aux concurrents, a-t-il reconnu dans un article paru dimanche soir sur Le Monde.fr annonçant un budget de fonctionnement de 16 millions d’euros contre plus du double à Munich.
Dans ce même article, Edgar Grospiron dit même avoir posé récemment la question de confiance au conseil de surveillance de la candidature coprésidé par le maire d’Annecy, le président du CNOSF ( Comité National Olympique et Sportif Français) et le président du conseil général. « Il y a un mois, je leur ai demandé plus de moyens financiers. Il y a deux semaines, je les ai interrogés sur l’opportunité de continuer à dépenser de l’argent compte tenu de nos chances qui sont minces”

Le dossier Annecy 2018 est à un moment clé, puisqu’après le dépôt officiel du dossier le 11 janvier prochain, les sites devront accueillir, entre le 9 et le 12 février, la commission d’évaluation du CIO. Deux mois plus tard une présentation cruciale aura lieu à Londres avant le vote du CIO, le 6 juillet à Durban (Afrique du Sud).

Edgar Grospiron plaide pour un « recrutement urgent » de compétences humaines. « Je n’imagine pas arrêter, a-t-il encore déclaré au Monde.fr, mais je n’imagine pas non plus y aller en disant : c’est foutu. »
Isabelle Pierraz

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