Bioéconomie

Des chrysomèles du maïs piégées sur six secteurs de Rhône-Alpes

Plusieurs Chrysomèles du maïs, un redoutable ravageur de la céréale ont été piégées pendant le mois de juillet et un plan de lutte est mis en place. Un comité régional chargé de la lutte contre le Chrysomèle du maïs s’est tenu vendredi 31 juillet à la Direction régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Forêt de Rhône-Alpes.


Des pièges ont été mis en place au début du mois de juillet par la FREDON (Fédération régionale La Fédération REgionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de RHONE-ALPES est un syndicat professionnel agricole chargé de la surveillance sanitaire des végétaux. Elle a été créée en 1987 et est agréée par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Elle coordonne les 8 Fédérations Départementales de Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles. La FREDON est une organisation qui bénéficie par délégation de servi ce public, du monopole dans le suivi et le traitement de l’essentiel des problèmes de ravageurs sur l’agriculture régionale.



Des insectes sont été capturés près de Bonneville (Haute Savoie, à Bourgneuf Chamousset et à Chignin, en Savoie, dans la Combe de Savoie. Une capture a eu lieu à Groissiat, dans l’Ain, sur le secteur d’Oyonnax, une autre à Leyment Ambérieu, dans l’Ain, près de l’Isère et un insecte a été capturé à Saint-Pierre de Chandieu dans le Rhône.


Le nombre d’insectes, qui avait été de 3 en 2007, avait chuté à 1 en 2008, augmente donc. Et cet état des lieux dressé à partir de 500 pièges posés par la FREDON ne donne qu’une image partielle peut-être de la situation. « Il n’y a peut être pas de foyer à proprement parler, mais nous devons compléter le dispositif de piégage » explique Jean-Yves Couderc, du Service régional de Protection des Végétaux, à la Direction régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt.


Deux méthodes


La progression de la Chrysomèle signifie que la présence d’insecte n’avait été identifiée en 2008. Elle montre aussi que les méthodes de lutte n’ont pas été efficaces. Pour le moment deux méthodes existent : l’utilisation d’insecticides contre les adultes, contre les larves, et la rotation des cultures.


La première méthode fait partie de l’arsenal obligatoire décidé par l’Europe, comme la rotation. Elle est critiquée par les défenseurs de l’environnement, et par des apiculteurs. La rotation des cultures a été d’emblée mise en avant pour ses avantages dès 2007, par les défenseurs de l’environnement. Elle consiste à ne pas cultiver « maïs » sur maïs ». Le fait d’intercaler une autre culture que le maïs permet d’interrompre le cycle de la chrysomèle qui ne peut se reproduire si elle ne trouve pas de nouveaux plants de maïs au printemps. La lutte contre la chrysomèle combine les deux méthodes. Les deux méthodes sont utilisées dans les Zones Focus d’un kilomètre de rayon autour des points où des insectes ont été découverts. Les deux méthodes sont alors prises en charge par les pouvoirs publics.


Dans une zone de 1 à 6 kilomètres autour des points où des insectes ont été identifiés, les agriculteurs ont le choix. Ils peuvent soit pratiquer la rotation, soir pratiquer le traitement par insecticide en incluant leur champs dans le plan d’épandage. Des mesures financières sont prises pour alléger le coût de la lutte. La rotation entraîne un manque à gagner. La culture d’une plante autre que le maïs génère en effet des rendements économiques moindres. Le manque à gagner généré par la rotation est pris en charge à hauteur de 80%.


Le traitement par insecticide est pris en charge à hauteur de 40%. Les agriculteurs peuvent donc être incités à favoriser la rotation. « Ils doivent communiquer leur choix rapidement, car les champs traités par insecticides devront être traités dès la première campagne » explique Jean-Yves Couderc.


Les producteurs de maïs seront rapidement invités à ses décider. Les premières campagnes d’épandage devraient se dérouler au milieu du mois d’août, le temps de passer des marchés, sans attendre d’être trop proche des dates de récoltes. Il faut en effet respecter les dates de récoltes qui interdisent l’utilisation d’insecticides. Cette année, le processus d’information des apiculteurs a aussi progressé.


Michel.deprost@enviscope.com


Pour en savoir plus sur la FREDON: http://www.fredonra.com/index1.htm


Pour avoir les informations sur la Direction régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Forêt: http://www.draaf.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/

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