Environnement

Conseil Economique Social et Environnemental Rhône-Alpes : une présidente issue du MEDEF

A la fin de 2013,  le Conseil économique, Sociale t Environnement régional (CESER) Renouvellera son président. Bruno Lacroix, ancien président de MEDEF Rhône-Alpes s’achèvera sont mandat.

Cela pourrait être l’occasion d’une alternance vivement souhaitée par une bonne partie de cette assemblée qui aux côté du Conseil régional, élu au suffrage universel, représente la «  société civile » organisée.

Depuis sa création, le Conseil est présidée par un représentant du MEDEF Rhône-Alpes Rien dans les textes ne prévoit une telle situation qui a prévalu dans beaucoup de régions. Le patronat  des grandes entreprises a souvent vu dans les CES, puis CESER, un contrepoids  aux assemblées politiques. Pour le MEDEF, le contrôle du CESER est capital en Rhône-Aes comme en Ile de France, les deux régions les plus importantes sur le plan économique et industriel.

Face à une assemblée régionale très politisée, le CESER permet à la société civile de se faire tendre. Le CESER a  toujours été utilisé comme un outil de rééquilibrage, susceptible de tempérer les positons du Conseil régional, ses hésitations, ses prises de positions. Une majorité de droite, le CESER sert d’aiguillon, s’exprime avec une certaine liberté. Assemblée de gauche  le CESER envoie des messages au nom des partenaires sociaux. Il donne des avis sur le budget, sur les décisions. Les rapports, du CESER, au dessus des clivages politiques souvent binaires, ont le mérité de prendre du recul, de  dégager des synthèses.

Depuis quelques allées le CES fut été présidé par des patrons comme Maurice Pangaud, et Paul Dominjon, capables de pousser loin le dialogue avec les partenaires sociaux, en particulier les syndicats, quitte à revenir à des synthèses.

Avec Bruno Lacroix, le CESER a connu une nouvelle époque. Bruno Lacroix, très absorbé par son entreprise, ALDES,  pendant les premières années de son mandat, a peiné à se remettre d’un échec à MEDEF National dans une négociation sur la formation professionnelle. Il a trouvé un second souffle au CES Rhône-Alpes, avec son expérience, sa libre parole,

Avec Bruno Lacroix, la CESER se fait davantage entendre. Bruno Lacroix a été nommé pour présider la consultation régionale sur l’enseignement supérieur et la recherche. Le CESER a lancé le hub financier régional, l’Institut Confluence qui lance des actions en faveur de l’industrie.

Mais le fonctionnement du CESER  satisfait de moins en moins une grande partie des conseillers.

Le fonctionnement  s’est alourdi assez étroitement. Il est assez contrôlé par le Président, qui a recruté en la personne de Gérard Combes, ancien directeur de cabinet du président de la Caisse des Dépôts et Consignation,  un secrétaire général capable de gérer la maison d’une manière assez  stricte au gré des collèges 2 et 3.

Bruno Lacroix a choisi  la recherche du consensus, en permettant la création de neuf commission, trois par collèges, un saupoudrage, qui aboutit à la création de commission parfois peu actives.

Une liberté de réflexion

Le CESER a indiscutablement une liberté de réflexion que n’a pas l ‘assemblée régionale, profondément divisée sir le plan politique.  Théoriquement, il ne peut être saisi que par la région, mais il s’est exprimé après une saisine du Préfet de région.

Le CESER parvient à des réflexions et à des avis qui réunissent de larges consensus. Même les représentants  dont la sensibilité écologiste, comme les deux représentants de la FRAPNA, raymond Faure et George Erome,  expriment des points de vue nuancés.

Mais le CESER, peine à représenter une assemblée capable de porter haut et fort une parole indépendante du politique, reflétant  la richesse et la diversité des milieux sociaux de  Rhône-Alpes.

Pour de nombreux conseillers des Collèges 2 et 3, dans une société en crise, le CESER a vocation à se faire davantage entendre. Il peut se pencher sur des dossiers à la demande de collectivités. Il devait communiquer plus clairement.

Le diagnostique a été posé par les membres du Collège 3. Le collège est en train de d’établir un programme. Le Collège 2 est aussi en train d’établir un diagnostique proche, et va préparer un programme. Les deux collèges, d’accord sur le relatif blocage, vont se rencontrer pour confronter leurs programmes…

Et évoquer ensemble  une alternance élaborée en commun. Un objectif à atteindre avant les vacances d’été.

Michel.deprost@enviscope.com

Collège 1 : représentant des entreprises : MEDEF, CGPME, Union professionnelles artisanale Rhône-Alpes, Chambres régionales de Commerce, des Métiers, d’Agriculture

Collège 2 : organisations représentatives des salariés

Collège 3 : représentants du monde associatif, du monde universitaire.

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