Déchets nucléaires : L’ASN demande la poursuite des recherches

L’ASN a rendu en février et mars sept avis sur  la gestion des matières et des déchets radioactifs en France. Elle demande la poursuite des recherches, y compris pour les déchets très faiblement actifs à vie longue.

Après analyse des études qui lui ont été remises, l’Autorité de sûreté appelle à étendre les travaux engagés dans l’édition 2013-2015 du Plan national de gestion des matière et déchets radioactifs (PNGMDR). Le but : améliorer la gestion actuelle et développer les solutions de long terme encore à concevoir et à mettre en œuvre.

L’ASN considère que les études menées doivent servir à constituer ou à mettre à jour les schémas industriels globaux des filières existantes (déchets de très faible activité “TFA“). Elles doivent concevoir la filière de gestion en projet (déchets de faible activité à vie longue – “FA-VL” et déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue – “HA et MA‑VL”).

Pour l’ASN, il faut anticiper les besoins en nouvelles installations d’entreposage  pour en assurer la disponibilité en temps utile. Les producteurs et propriétaires de matières et de déchets radioactifs doivent communiquer les échéances associées aux démarches pour créer ces installations.

Valorisation de l’uranium appauvri à vérifier

Dans ses avis, l’ASN examine les possibilités d’utilisation et les perspectives de valorisation des matières radioactives telles qu’envisagées par leurs propriétaires. L’ASN prend en compte les avancées des recherches sur la gestion des anciennes mines d’uranium et des stockages de résidus miniers uranifère.  Sont nécessaires des études sur le stockage de l’uranium appauvri, de l’uranium de retraitement et des substances contenant du thorium.

L’Autorité émet des réserves quant aux perspectives de valorisation de ces matières. Elle alerte la charge de leur gestion future afin que cette charge n’incombe pas aux générations futures. La gestion des déchets TFA doit rester fondée sur le lieu d’origine des déchets et garantir leur traçabilité, grâce à des filières spécifiques, de la production au stockage. Des marges importantes d’optimisation de la gestion de ces déchets existent et qu’il convient de les exploiter pleinement.

VOIR AUSSI