Environnement

En Rhône-Alpes la chimie veut défendre sa compétitivité

Le secteur de la chimie redoute les effets du développement des gaz de schistes qui dopent l’industrie américaine, en particulier la chimie. Les effets entrainés par la baisse des prix pourraient pleinement apparaitre dans deux ans, mais les premiers signes d’alarme sont déjà visibles.

Cette donnée récente  rappelée par Jean-Louis Martin, président de l’Union des Industries Chimiques Rhône-Alpes, sert de toile de fond au secteur qui emploie directement 160 000 salariés en France, 31 000 en Rhône-Alpes, mais représente deux à trois fois plus d’emplois au total.

Le secteur de la chimie figure parmi les cinq premiers secteurs industriels pour les exportations. la chimie française est compétitive, c’est à dire qu’elle exporte plus que la France achète de produits chimiques. En 2012, la balance commerciale de la chimie a été excédentaire de 4,37 milliards d’euros. Mais cette position a tendance à s’éroder au fil des ans. Après un recul de 9,5% en 2009, le chiffre d’affaires s’était ressaisi, mais il a de nouveau reculé de 0,5% en 2012. Une reprise modérée est attendue en 2013 ” si des décisios sont prises en faveur de la compétitivité. ” La croissance du chiffre d’affaires attendue est de 0,6%.

Une chimie régionale à conforter

Rhône-Alpes est la première région chimique en France. La chimie y est en grande partie connectée au vapo craqueur de la raffinererie Total de Feyzin qui sert des produits de base, d’autres produits venant des plates formes pétrochimiques de l’Etang de Berre. La région compte cinq localisation principales, la Vallée de la Chimie et Roussillon  dans la vallée du Rhône, au sud de Lyon, le Sud grenoblois avec Jarrie, Saint-Etienne avec une entreprise comme SNF et la plaine de l”Ain.

Mais la chimie rhônalpine ne compte aucune grande plate-forme de la taille des plates formes allemandes. Les sites sont occupés par des groupes ou des établissements issus de grands groupes historiques, Rhône-Poulenc et Total. Le tissu chimique est composé d’Entreprises de Taille Intermédiaire ( ETI) fortement enracinées. Les plates formes, sécurisées dans le cadre de Plans de Prévention des Risques Technologiques ( PPRT), ont vocation a à accueillir de nouvelles entreprises du secteur. L’objectif est de mettre en place des systèmes d’écologie industrielle permettant aux établissement de fonctionner de manière complémentaire.

Le tissu chimique régional demande donc  à être consolidé. Les incertitudes autour du dossier KemOne SAS, spécialistes des produtis vinyliques, illustent la difficulté des temps, comme le lent déblocage d’un investissement longtemps repoussé par ARKEMA suite au refus de la CGT.

michel.deprost@enviscope.com

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