Énergie

EPR de Flamanville: l’ASN contrôlera le programme d’essais

Lors d’essais techniques destinés à répondre aux spécification des installations nucléaires sous pression, AREVA a mené en 2014, des essais chimiques et mécaniques sur un couvercle de cuve similaire à celui du réacteur EPR de Flamanville en cours de construction.

La cuve d’un réacteur à eau sous pression est un élément clé de la sûreté d’une installation puisque c’est le coeur de la réaction nucléaire. La cuve contient les barres de combustible et participe à la seconde barrière de confinement de la radioactivité. Le couvercle et le fond de la cuve sont des pièces forgées en acier. Ces éléments essentiels  ne peuvent être changés pendant la durée de l’exploitation , c’est à dire potentiellement pendant des décennies.

La réglementation relative aux équipements sous pression nucléaires impose de maîtriser les risques d’hétérogénéité des matériaux des composants les plus importants pour la sûreté.  Or es essais ont montré la présence d’une zone présentant une concentration importante en carbone  ce qui entraine ponctuellement des valeurs de résilience mécanique plus faibles que requis. Des mesures ont confirmé cette anomalie dans le couvercle et le fond de la cuve de l’EPR de Flamanville en cours de construction.
AREVA a proposé à l’ASN de réaliser à partir d’avril 2015 une campagne d’essais sur un couvercle représentatif pour  préciser la localisation de la zone concernée et ses propriétés mécaniques. L’Autorité a été d’accord sur le principe de la démarche. Elle se prononcera sur ce programme dont elle  contrôlera la bonne réalisation. Elle instruira le dossier qu’ AREVA présentera pour démontrer la résistance de la cuve en s’appuyant sur les scientifiques de l’IRSN, et au Groupe permanent d’experts dédié aux équipements sous pression nucléaires. L’ASN a informé ses homologues concernées par la construction d’un réacteur EPR, en Finlande, en Chine, en Grande Bretagne.

 

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