Etude Séralini: le CRIIEAU

Nous, scientifiques et experts, sommes de plus en plus nombreux à ne plus accepter les dérives de cette «mauvaise science institutionnelle», soumise à l’influence des lobbies de grands groupes privés.

Le 19 octobre 2012 les Académies nationales d’Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies, et Vétérinaire se sont fendues d’un communiqué critiquant l’étude de G.-E. Séralini, sans que la totalité des membres n’ait été consultée. Paul Deheuvels, membre de l’académie des sciences, a pour sa part déclaré :  « Je pense qu’on fait à cette étude un mauvais procès, par de mauvais arguments, et avec un acharnement parfaitement suspect compte tenu des immenses intérêts financiers qui sont en jeu.» (2)

Pour Yann Olivaux, membre fondateur du CriirEAU : « Pour éviter les pressions terribles du lobby des semenciers, cette étude a dû être réalisée dans le plus grand secret. Cela illustre toute la difficulté actuelle de réaliser une expertise contradictoire et indépendante en matière de santé humaine et environnementale (OGM, ondes électromagnétiques, polluants émergents des milieux aériens et hydriques,  résidus médicamenteux dans l’eau, etc.) dès lors que cette expertise risque de remettre en cause les intérêts de certains grands groupes privés. » 

Les scientifiques doivent prendre leurs responsabilités pour éviter les critiques stériles et demander à reproduire de telles études.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne EELV et membre du CriiEAU : « Je demande à ce que les résultats (données brutes) des études faites par les industriels/semenciers comme Monsanto, qui permettent de délivrer une autorisation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), soient publics et accessibles sur internet. L’Efsa doit revoir le protocole des études qu’elle publie.  L’agence doit en effet prendre en compte la dimension sanitaire et les conséquences écotoxicologiques et cancérigènes des tests réalisés. 

D’autre part, il faut que les industriels puissent abonder un fond qui permette de financer des études contradictoires et indépendantes. Enfin, il faut que la Commission européenne propose une directive relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement. Il est indispensable d’organiser la protection des lanceurs d’alerte, tout en luttant fermement contre les conflits d’intérêts qui se multiplient au sein notamment des agences européennes».

(1) GE Seralini & al, «Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize», Food and Chemical Toxicology, 16 Aout. 2012
(2) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/661194-l-etude-de-seralini-sur-les-ogm-pomme-de-discorde-a-l-academie-des-sciences.html, 19 octobre 2012

*En savoir plus sur le CriiEAU

Le CriiEAU (Comité de Recherches et d’Informations Indépendantes sur l’Eau) est une association pluridisciplinaire de scientifiques, de juristes et de personnes qualifiées proposant de nouvelles méthodes d’évaluation de la qualité de l’eau et diffusant une information indépendante des grands groupes de traitement et de commercialisation de l’eau.

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