Environnement

Europe: la gouvernance et l’emploi avant l’environnement

Parlement européen

 

 

 

 

 

 

 

Une Europe plus démocratique, plus transparente, moins technocratique, soucieuse avant tout d’emploi : avant l’environnement, c’est la demande exprimée lors d’une rencontre organisée à Villeurbanne par le bureau du Parlement européen à Marseille avant les élections du 25 mai.

L’Europe est confrontée à des enjeux énergétiques, industriels, de matières premières mais ces préoccupations n’ont guère été exprimées lors de la rencontre organisée par le bureau de Marseille du Parlement européen à Villeurbanne.

A quatre semaines des élections qui choisiront le nouveau Parlement, mais aussi le président de la future Commission européenne, le Parlement européen a fait le maximum pour donner la parole aux citoyens en leur permettant d’interroger des députés européens.

Six députées et députés avaient annoncé leur présence à la réunion organisée à Villeurbanne : Malika BENARAB-ATTOU, Groupe des Verts / Alliance libre européenne;  Sylvie GOULARD, Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe ; Françoise GROSSETÊTE, Groupe du Parti Populaire Européen n’étaient pas là.

Une centaine de personne ont pu dialoguer avec Sylvie GUILLAUME, Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen- Marie-Christine VERGIAT, Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique et  Karim ZÉRIBI, Groupe des Verts / Alliance libre européenne.
L’équipe du bureau aidée par une société spécialisée avait posé des questions à des habitants de plusieurs quartiers de l’agglomération lyonnaise. par l’intermédiaire de plusieurs associations. Une enquête au plus près du terrain, auprès de citoyens non spécialisés, mais motivés pour s’exprimer.

Des passions et des espoirs

Indiscutablement, l’Europe peut mobiliser de l’intérêt, des passions, des espoirs. Chacun sait que la France n’est pas isolée. Mais l’Europe  semble décevoir beaucoup, en tous les cas pour l’auditoire réuni à Villeurbanne.

La tonalité d’ensemble  des échanges a en effet été assez critique, quels qu’aient été les thèmes abordés. L’Europe est à priori, critique, jugée, condamnée, pour faire trop peu ou pas de la bonne manière. Nous n’avons pas entendu d’expression positive. L’Europe c’est Bruxelles, c’est la Commission, l’Europe c’est l’euro, l’Europe ce sont une bonne partie des maux.

 

Les trois parlementaires venus à la rencontre des citoyens ont peiné à présenter un bilan positif de l’action européenne depuis sa création, comme pendant le dernier mandat.

La faute à qui ? Les députés européens n’informent pas assez, même si chacun agit au mieux pour dire quelle ‘est son action. L’Europe est forcément lointaine. Et les députés nationaux sont accusés de ne pas assez intégrer l’Europe dans leurs débats.

L’Europe, est accusée de développer une politique trop  libérale, de favoriser la concurrence, de ne pas prendre en compte le social. Le climat social et politique actuel de l’Hexagone s’est logiquement reflété dans les échanges.

Mais cette déception de l’Europe, ces critiques n’empêchent pas en même temps, l’aspiration pour une Europe idéale . Plusieurs participants ont exprimé le souhait d’une Europe fédérale, qui unirait vingt huit pays dans un élan de solidarité et de coopération. Sans penser justement qu’une Europe fédérale suppose aussi une convergence sociale, politique et même culturelle. Les Européens doivent encore apprendre l’Europe…

michel.deprost@enviscope.com

 

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