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Fessenheim cache Gandrange

Deux ouvriers sont morts ensevelis dans les décombres d’un bâtiment qu’ils s’employaient à démanteler sur le site ArcelorMittal de Gandrange (Moselle)

Les deux hommes, âgés de 26 et 49 ans, travaillaient pour l’entreprise Ferrari démolition, a précisé un syndicaliste  de la CGT. Le bâtiment à structure métallique dont ils découpaient les poutres métalliques au chalumeau est tombé sur la nacelle où ils avaient pris place.

Ce hall faisait partie de l’aciérie de Gandrange mise à l’arrêt le 31 mars 2009 par le groupe sidérurgique en dépit d’un combat syndical très médiatisé et des promesses de Nicolas Sarkozy.

Ces deux ouvriers sont morts dans l’anonymat et sans défrayer la chronique médiatique.

Incident à Fessenheim

Ces morts sans bruit dansla vacarme incontrôlé de l’incident de Fessenheim montrent à quel point le débat en France est non seulement libre, ce qui est normal, mais irrationnel et peu objectif.

Il est fondamental en matière de sécurité et de sureté, de prendre en compte les vraies priorités et les vraies hiérarchies, sans brouiller les pistes.

Le nucléaire comporte évidemment des risques, qui sont statistiquement faibles, mais peuvent être immenses et la société doit évidemment les peser avant de faire des choix.

Mais la réalité des risques liés au nucléaire ne doit pas aboutir à une confusion des messages qui empêche tout débat sur la nécessaire transition énergétique.

michel.deprost@enviscope.com

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