Auvergne-Rhône-Alpes

Incendies criminels contre des fermes : la Région solidaire des victimes

Les incendies criminels visant des exploitations agricoles se sont multipliés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en fin d’année. L’un des sites abritait des bovins dont 23 ont péri dans les flammes.La Région a voté une aide aux agriculteurs qui en ont été victimes.

Jean-Pierre Taite, vice président en charge de l’agriculture à la Région s’est rendu sur les lieux d’un incendie dans la Drôme avec Laurent Wauquiez. ©Région Auvergne-Rhône-Alpes

Depuis une année, plusieurs exploitations agricoles ou des installations liées à l’agriculture et à l’élevage ont été les cibles d’actes criminels. En septembre 2018, explique un dossier de la région, un petit abattoir familial d’Hotonnes, dans le Bugey a été incendié par quatre individus récemment arrêtés. La Région était venue en aide à la famille qui a pu reprendre son activité.

Plus récemment, trois incendies sont survenus dans la Drôme : deux dans la nuit du 23 au 24 novembre à Geyssans et à Parnans. Des hangars de stockage de paille ont été détruits et 23 animaux, génisses et veaux, ont péri dans les flammes. Un autre hangar a été incendié dans la Drôme, à Montoison. Un hangar a été aussi la proie des flammes à Saint-Antoine l’Abbaye, en Isère, non loin de la Drôme. L’exploitant a pu maîtriser le sinistre. Dans la nuit du 27 novembre, un autre incendie à détruit une ferme à Vaugneray, dans le Rhône, causant la mort de 15 vaches laitières.

Un risque de plus pour l’agriculture

Jean-Pierre Taite, vice président en charge de l’agriculture à la Région s’est rendu sur les lieux d’un incendie dans la Drôme avec Laurent Wauquiez. Il a témoigné lors de la session plénière du conseil régional, le 19 décembre. « L’émotion de chacune et chacun d’entre nous était très forte. Le traumatisme moral des éleveurs ayant vu leurs animaux brûlés vifs est énorme et va bien au-delà du problème financier. L’incompréhension d’un tel geste entraîne la colère de toute une profession qui vit cela comme une injustice, très préjudiciable aux perspectives de toute une filière. »

Laurent Wauquiez a fortement mis en cause les propagateurs de l’agri-bashing (dénigrement des agriculteurs), des militants vegan, ou antispécistes. Il a dénoncé les conséquences d’une “écologie radicale”. Cette mise en cause a provoqué la réaction des élus du Rassemblement Citoyen, Ecologiste et Solidaire (RCES) qui ont refusé avec véhémence l’amalgame.

L’exécutif a proposé d’affirmer rapidement la solidarité de la collectivité avec les agriculteurs touchés par des actions criminelles sur leur exploitations. Laurent Wauquiez a proposé le versement d’une aide immédiate de 15 000 euros par ferme en autorisation d’engagement. Cette proposition a été adoptée à l’unanimité des conseillers régionaux.

 

 

U

VOIR AUSSI