Bioéconomie

Les écologistes d’AuRA ne sont pas des radicaux

Accusé par Laurent Wauquiez de complaisance vis-à-vis des incendies criminels dans les exploitations agricoles, le groupe Rassemblement Citoyen, Ecologiste, Solidaire (RCES) à la Région réagit.

Corinne Morel Darleux (RCES) © Mtrs-not (CC BY-SA 4.0)

Les conseillers régionaux Rassemblement Citoyen, Ecologiste, Solidaire, se sont estimé attaqués lors de la dernière session plénière du Conseil régional, lorsque Laurent Wauquiez a dénoncé le climat créé par une écologie radicale.

Faute d’avoir un droit de réponse en session (« Monsieur Wauquiez n’a pas souhaité l’entendre ») les élus RCES s’expriment dans la presse. Après les incendies contre des fermes dans la Drôme, les élus RCES ont condamné ces actes par la voix de Corinne Morel Darleux en assemblée régionale : « Entendre ses bêtes hurler puis se taire, résignées, dans les flammes. Les imaginer mourir incendiées, comme cela a été rapporté, est un drame insoutenable (…) L’indignation est unanime face à ces incendies, et nous la partageons sans réserve ».

Pour le RCES, «  le Président Wauquiez avait semble-t-il prévu avant même d’entendre nos propos d’attaquer le groupe RCES sur ce sujet. Il n’a visiblement pas écouté l’intervention et a immédiatement reproché à notre élue de ne pas condamner ces actes et de ne parler que de réchauffement climatique. Il s’est ensuite lancé dans une diatribe contre l’agri-bashing, mêlant à ces actes criminels les mouvements vegan, les militants antispécistes et autres « écologistes radicalisés », insinuant plus généralement que les discours écologistes et en faveur d’une autre agriculture encourageaient de tels actes et portaient une responsabilité. »

“Amalgames malhonnêtes et dangereux”

Corinne Morel Darleux réagit en ces termes : « Monsieur Wauquiez s’aventure sur des amalgames malhonnêtes et dangereux, qui ne sont pas de nature à apaiser les choses. Au nom d’une émotion dont il n’a pas le monopole, car s’il s’agit de “regarder dans les yeux” des paysans je me permets de lui rappeler que je ne vis pas dans un gratte-ciel, il jette de l’huile sur le feu et, plus grave encore, sous-entend que nous serions complaisants, voire de connivence avec des actes criminels. C’est une insinuation grave, on parle de pénal. Ces propos se situent à la limite de la diffamation. Ils sont d’autant plus décevants venant du président de la Région que les débats en commission Agriculture se déroulent généralement dans le respect des désaccords et que nous avons su travailler ensemble, à chaque fois que les mesures d’urgence l’exigeaient. La place de l’agriculture dans notre société mérite mieux que ces raccourcis faux, et pour tout dire assez honteux. »

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