Énergie

Japon: élévation de la radioactivité près de Tokyo

La radioprotection des travailleurs sur le site devient préoccupante. Le 11 mars 2011 à 14h46 (heure locale), un séisme a frappé la centrale de Fukushima Daiichi entraînant l’arrêt automatique des réacteurs en marche ( 1,2,et 3) alors que trois autres réacteurs étaient à l’arrêt.

Les émissions radioactives s’intensifient sur le site, à sa proximité et dans un secteur plus large, jusque près de l’agglomération de Tokyo. Le gouvernement a relevé le seuil de dose maximale des travailleurs, il y aurait des difficultés au niveau de l’habitabilité des salles de commande. Une cinquantaine de personnes travaillent sur le site.

Les opérations de décompression volontaire des enceintes de confinement destinées à réduire la pression sur ces enceintes, conduisent à des rejets radioactifs dans le bâtiment réacteur et dans l’environnement.
Le 15 mars les mesures d’évacuation de la zone des 20 km autour de la centrale ont été pratiquement achevées et les autorités japonaises ont demandé la mise à l’abri de la population dans un rayon de 30km. Le survol de cette zone est désormais interdit.
Les balises de villes localisées entre la centrale et Tokyo, le long des cotes, relèvent une élévation des débits de dose mesurés. De même pour les balises situées à proximité de l’agglomération de Tokyo. A Tokyo, cette élévation des mesures des balises ne nécessite pas de mesure particulière de protection des populations. Le site en français de la chaine NHK expliquent que des vents du nord porteurs des substances radioactives émises par la centrale de Fukushima I ont soufflé ce matin à plus de 20 km heure en direction de Tokyo. Dans la ville d’Iwaki, à près de 40 km au sud de la centrale, le niveau de radiation était 470 fois plus élevé que la normale à 4 heures du matin puis il a diminiué. Les autorités locales ont déclaré que de tels niveaux ne présentaient pas un danger de santé publique. Des niveaux élevés ont été signalés à plus de 200 km vers Tokyo et quatre préfectures voisines. Toutefois, toujours selon les autorités locales, ces niveaux ne présentent pas de danger car ils restent inférieurs à un centième du niveau acceptable à l’échelle annuelle. Keiichi Nakagawa, expert en radiothérapie à l’Université de Tokyo, a confirmé le diagnostic rassurant des autorités. Il a ajouté que la population ne devait pas céder à la panique dans la mesure où le niveau de radioactivité ne devrait pas augmenter de façon alarmante.
Par ailleurs, l’ASN signale une évolution préoccupante de la piscine de stockage du combustible du réacteur n°4

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