Biodiversité

La ferme Melchior, laboratoire de la biodiversité européenne adaptée aux changements climatiques

L’histoire du domaine Melchior Philibert montre que le site a toujours accueilli et expérimenté des plantes d’origine exotique pour l’époque. Le domaine a appartenu à Melchior Philibert, banquier, négociant lyonnais qui commerçait la soie, les végétaux. Il avait édifié à Charly une  maison des champs, à la fois résidence pour la belle saison, mais aussi véritable lieu d’expérimenation et de production.

Ce domaine s’organise en plusieurs bâtiments, la serre et l’orangerie, la maison des champs, la ferme, les granges, le pavillon et une tour. La maison des champs abrite le vestibule aux peintures de D. Sarrabat 1701 classées Monuments historiques. Restaurées en 1999, elles ont obtenu le prix du Patrimoine du Conseil Général du Rhône.

Les éléments bâtis s’intègrent dans un espace végétal de 8 hectares, dominant la vallée du Rhône, se décomposant en un parc paysager avec des vestiges de jardin à la française. Des champs ont remplacé d’anciens vergers et vignes ainsi qu’un petit bois. Ce domaine offre des points de vue panoramiques.

Souhaitant renouer avec cette tradition qui, sans aucun doute possible, est à l’origine de nombreuses créations variétales dans la région lyonnaise au XIXe siècle, le domaine envisage la création de collections pour le futur. Il s’agit d’acclimater et d’expérimenter des végétaux a priori peu habitués au climat actuel de la métropole de Lyon mais qui pourraient, avec le changement climatique, s’adapter ou même remplacer certaines cultures désormais inadaptées.

Le domaine est resté quasiment préservé dans son intégralité depuis la fin du XVIIe siècle, à la suite d’aménagements successifs. Entre 1387 et 2018, plus de 22 propriétaires vont se succéder au « domaine de l’Haye », nom historique donné à ce territoire dès le XIVe siècle. Il est actuellement la propriété de la ville de Charly.

VOIR AUSSI