Environnement

L’association FERUS dénonce les tirs illégaux sur des loups

L’association FERUS signale qu’un louveteau a été abattu récemment dans les Alpes de Haute Provence. Elle rappelle que le protocole officiel prévoyait qu’on pourrait, malgré la protection de l’espèce, tuer exceptionnellement six loups dans toute la France par autorisation spéciale, en cas de menaces répétées, ou d’attaques sur des troupeaux. Le protocole prévoyait que tout loup tué volontairement par l’homme serait compté dans ce plafond, y compris par conséquent des loups tués clandestinement par des bergers, et autres chasseurs ou braconniers.
FERUS signale qu’une louve équipée d’un collier émetteur par les services de l’administration a disparu, le collier ayant été retrouvé sectionné dans la rivière Tinée (Alpes Maritimes). La louve a été braconnée. Un cadavre de louve a été découvert dans la vallée de la Gordolasque ( commune de Belvédère, Alpes Maritimes), l’autopsie est en cours. Les adhérents de FERUS ont trouvé le cadavre frais d’un jeune loup sur la commune de Prads Haute Bléone (Alpes de Haute Provence) et ont alerté l’ONCFS. Les braconniers sont revenus dissimuler le cadavre.
Pour Gilbert Simon, Président de Ferus Ferus, au moins quatre ou cinq loups, et peut-être six ont déjà été tués volontairement en 2011, sans compter ceux qu’on n’a jamais retrouvés. Le président de l’association demande à la ministre de faire cesser les tirs clandestins contre le loup.
L’ASPAS signale de son côté que mardi, un nouveau canidé a été tué après une autorisation de tir délivrée dans le Haut-Verdon (Alpes de Haute Provence). À ce jour, l’État a ordonné plus de 70 autorisations de tirs. Trois loups ont été abattus et un autre blessé dans le Doubs. Un tir d’effarouchement a été autorisé dans les Vosges où le loup vient d’arriver. En janvier 2008 le cadavre d’un animal décapité était retrouvé à Presle (Savoie). En 2009, deux loups étaient abattus impunément par des chasseurs, en Haute-Savoie et dans les Hautes-Alpes.

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