Energie

Le gouvernement encadre l’utilisation d’huile de palme de la bio-raffinerie Total

Le gouvernement encadre l’utilisation d’huile de palme de la bio-raffinerie Total

L’usine de la Mède devient officiellement une bio-raffinerie. L’arrêté a été délivré ce mercredi 16 mai, par le préfet des Bouches-du-Rhône. Toutefois, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot appelle Total à réduire « au maximum » l’utilisation de l’huile de palme.

En avril dernier, des ONG affirmaient que la plate-forme consommerait jusqu’à 550.000 tonnes d’huile de palme par an. Une politique contradictoire au Plan climat. L’accord prévoit stratégie contre la déforestation importée. Dans un communiqué, Total dénonçait une incompréhension. Le site envisage de s’approvisionner à hauteur de 60 à 70 % d’huiles végétales brutes d’origines diverses. Le reste de sa consommation proviendrait du traitement de graisses animales, d’huiles alimentaires usagées et d’huiles résiduelles (huiles issues de déchets et de l’industrie papetière).

Aujourd’hui, le site est autorisé à consommer jusqu’à 450 000 tonnes d’huile végétale brute. Néanmoins, après des échanges avec le gouvernement, le groupe pétrolier s’engage à limiter « l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site ». Ce qui correspond à près de 300 000 tonnes par an.

La bio-raffinerie sera en service dès cet été. Le site produira 500 000 tonnes par an de biodiesel de type HVO (hydrotraitement des huiles végétales), une alternative aux carburants traditionnels d’origine fossile. Par rapport à la raffinerie historique, ce biocarburant permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (jusqu’à moins 75% pour le CO2).

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