Environnement

Le Mâconnais autonome mais influencé par Lyon.

La zone d’emploi de Mâcon est un territoire qui se situe aux frontières des régions Bourgogne et Rhône-Alpes. Ce territoire comprend l’aire urbaine de Mâcon qui compte 68 communes. La majorité d’entre elles se situent en Saône-et-Loire, certaines sont dans l’Ain, et une se situe dans le Rhône. La plupart des activités sont polarisées autour de Mâcon. La zone d’emploi se prolonge à l’ouest en englobant des villes telles que Cluny.

La zone compte 142 700 habitants en 2010, dont environ 100 000 vivent dans l’aire urbaine mâconnaise. David Brion, chef de projet d’action régionale au sein de l’INSEE Bourgogne indique que « la ville de Mâcon compte près de 34 000 habitants à elle seule ».

Un poumon économique local

De part son développement économique et démographique qui repose sur ses forces propres, la ville de Mâcon joue un rôle de poumon économique local. En effet, elle constitue un carrefour au niveau géographique, et possède des voies de communication performantes. La structure du tissu productif du territoire fait qu’il est assez autonome.

Le taux de chômage du territoire n’est pas très élevé. Ainsi, la zone d’emploi de Mâcon  compte 60 200 emplois, dont 46 200 pour l’aire urbaine de Mâcon, tandis que le nombre d’actifs s’élève à 67 400. Les activités du territoire sont diversifiées. Ainsi, le Mâconnais est épargné par le recul de l’emploi industriel qui représente 14,7 % de l’emploi, soit 9 000 personnes. Dans l’aire urbaine de Mâcon, l’industrie représente 7 500 emplois, dont 1 950 pour l’industrie agroalimentaire. De plus, le tertiaire marchand représente 21 450 emplois sur l’ensemble du territoire, le tertiaire non marchand en compte 18 100, 4 450 pour la construction, 1 000 pour l’agriculture et la viticulture. En outre, 6 900 personnes occupent un emploi non salarié.

44% prennent le train pour travailler hors du territoire.

L’aire urbaine de Mâcon attire beaucoup de nouveaux habitants, qui viennent essentiellement de Lyon et de ses alentours. Parmi eux, il y a beaucoup de familles avec enfants. En revanche, beaucoup de jeunes quittent Mâcon pour se rendre à Lyon afin de réaliser des études supérieures. Le territoire est gagnant au jeu des migrations, car entre 2004 et 2008, 1 900 personnes ont quitté le territoire, et 2 400 l’ont rejoint. En outre, comme un certain nombre d’actifs travaillent hors du territoire, celui-ci possède de forts liens avec les pôles urbains environnants, et notamment avec Lyon.

Ainsi, 9 000 actifs sortent chaque jour du territoire pour le travail, tandis que 11 000 personnes viennent quotidiennement y travailler. Deux mille cent des 9 000 sortants travaillent dans l’aire urbaine de Lyon et 1 400 dans celle de Bourg-en-Bresse. « Quarante quatre pour cent des actifs qui quittent le territoire quotidiennement pour un travail sur Lyon utilisent le train, ce qui constitue un chiffre plus important que dans d’autres zones », explique David Brion. En revanche, les personnes qui viennent travailler au sein du Mâconnais s’y rendent essentiellement en voiture.

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

Pour en savoir plus :
Insee Bourgogne Dimensions n° 193 et 194
Le Mâconnais entre autonomie et influence lyonnaise

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