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Le réchauffement fragilise des secteurs entiers du Massif du Mont Blanc

Le réchauffement fragilise des secteurs entiers du Massif du Mont Blanc

Le réchauffement climatique touche le massif du Mont Blanc et affecte la pratique de la montagne. La réchauffement se traduit par une élévation des températures y compris nocturnes, par le recul du permafrost, secteur de la roche et du sol en permanence gelé.

Le phénomène touche toutes les Alpes. Il affecte le sol, et n’épargne pas les équipements: pylone refuges, et même certains secteurs des stations, explique Ludovic Ravanel, Guide de Haute Montagne, membre de la Compagnie des Guides de Chamonix, mais aussi chercheur au Laboratoire EDYTEM de l’Université de Savoie, qui intervient pour des recherches sur la station de Verbier dans le Valais ( Suisse), mais aussi dans des secteurs du Val d’Aoste. Le réchauffement oblige à une vigilance plus grande.

Chutes de pierres et de blocs

Le phémomène qui touche toutes les Alpes, favorise les chutes de pierres, la chutes de blocs plus gros comme cela a été le cas pour le couloir du Goûter dont la traversée a été fortement déconseillée au mois d’août par la préfecture de Haute Savoie et par les maires de Chamonix et de Saint Gervais.

Il peut se stabiliser à l’automne lorsque les températures redescendent. Mais l’onde de dégel peut se propager plus loin dans le rocher, déclenchant la chute d’éléments plus importants.

Au début des années 2000, c’est une partie de la face nord des Drus qui s’est effondrée, rappelle Ludovic Ravanel. Cet été, un éboulement de peut-être 40 000 mètres cubes est descendu du Glacier de Miage. Un éboulement s’est produit dans le secteur du Moine, au sud du Mont Blanc, au dessus de la Vallée Blanche et le secteur de la Tour Ronde est tellement sensible que la voie normale de ce sommet ne peut plus être pratiquée.

La réchauffement entraine dans le massif du Mont Blanc aussi, un recul des glaciers, sur des centaines de mètre. La fonte des glaciers se traduit aussi par une diminution spectaculaire de leur épaisseur. Pour la Mer de Glace, le recul qui était de cinq ou six mètres dans certais secteurs chaque année, s’accélère.

Ces évolutions se traduisent pas des pratiques différentes, par un nouvel aspect de la montagne, qui modifie la pratique de l’alpinisme, la pratique des guides de Haute montagne et celles des  amateurs. Voir par ailleurs l’article d’Enviscope.com

michel.deprost@enviscope.com

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