Le tourisme fluvial se développe fortement sur l’axe Rhône -Saône.

Le tourisme fluvial d’est développé régulièrement sur le Rhône et sur la Saône. Le trafic des paquebots fluviaux a fortement augmenté.

Il y a dix ans, 11 paquebots naviguaient sur les deux cours d’eau. Il y a en aujourd’hui 23 et il devrait y en avoir une trentaine en 2020. Le bassin est le premier en France par le nombre d’unités navigantes. Récemment c’est la taille des paquebots qui a augmenté avec des unités dont la longueur peut aller jusqu’à 135 mètres.

Le bassin Rhône-Saône offre ainsi 625 kilomètres de voies pour des bateaux de grand gabarit, jusqu’à 135 mètres.  Des bateaux de gabarit intermédiaire peuvent voguer sur les 220 kilomètres de voies comme le canal du Rhône à Sète. Enfin, le bassin offre 335 kilomètres de voies de petit gabarit pour des péniches hôtel, des bateaux de location sans permis  ou des bateaux de plaisance privé de 9,43 mètres de longueur en moyenne. Sur des axes de petit gabarit, gabarit  Freycinet, la navigation de plaisance est souvent la derrière activité qui justifie l’entretien de la voie et la maintenance des écluses. Parfois c’est le passages des bateaux eux-mêmes qui contribue à entretenir la voie d’eau en empêchant son envasement, sa fermeture par des algues, qui rendent difficiles le maintien d’un gabarit exploitable.

Les compagnies de croisière étrangères sont les plus nombreuses puisque seule CroisiEurope fait flotter le pavillon français sur le réseau navigable. Cette entreprise exploite aussi toute une flotte capable de naviguer sur des canaux : canal du Midi, canal de Bourgogne, canal du Rhône au Rhin, haute vallée de la Saône  au-delà de Saint Jean de Lons, avec des bateaux  de moins de quinze mètres pilotables sans permis.

Les bateaux de croisière offrent une gamme de produits très larges, avec une fourchette de prix elle aussi large.  Les trois quarts de la clientèle des est une clientèle étrangère : Américains, touristes d’Europe du Nord, avec pour les premier, une baisse de la demande en raison de l’insécurité de séjour en France.  Le tourisme de croisière génère un chiffre d’affaires annuel de 150 millions année sur le bassin Rhône-Saône qui est le premier bassin en France pour le tourisme fluvial. Les croisières représentent les deux tiers de ce tourisme,  le reste  de l’activité du secteur étant représenté par des navires de plus petite taille avec des niveaux de prestation sensiblement inférieurs.

michel.deprost@enviscope.com

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