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Le tourisme urbain se porte bien

Trois millions, plus ou moins : peu importe. L’édition 2011 de la Fête des Lumières à Lyon a été un succès selon les organisateurs et les professionnels du tourisme.
Greffée comme les Marchés de Noël sur une tradition religieuse, la fête des Lumières réinventée il y a quelques années, étendue sur quatre journées, est devenue un produit touristique de masse  et de communication, autour de quelques productions technologiques très prisées parun public à la recherche de nouveauté et de surprise.

Comme la Biennale de la Danse, les points forts des manifestations qui “marchent” sont la concentration de foules dans les rues, le summum étant atteint pour la Fête des Lumières. Le  Huit décembre autrefois bon enfant et spontané a laissé la place à une organisation logistique bien huilée, avec forte mobilisation de moyens policiers pour canaliser une foule calme mais très dense, avec fermetures de rues et sens unique pour piétons.

Grand rassemblement technique aussi avec la mobilisation des moyens de transports collectifs profondément réorganisés pendant quatre jours : accès au métro modifiés, accès au voitures adaptés, sécurité prioritaire, files d’attentes bien gérée, lignes de bus  raccourcies, accès orienté place des Terreaux signalisation visuelle et sonore pour guider une foule réunie pour  quelques minutes de spectacle sur les quatre faces de la plus belle place lyonnaise, les Terreaux, à laquelle certains n’ont pu accéder.

D’autres manifestations tirent le tourisme urbain, en particulier à Lyon : le salon de l’Auto, le salon Equitalyon. Cette tendance poursuit une tendance estivale, qui avait vu le tourisme dans le Rhône se comporter positivement rapport à un tourisme de nature soumis aux caprices de la météo. Trop de chaleur ou trop de pluie, trop de froid rabattent les touristes vers des villes facilement accessibles où l’on ne s’ennuie jamais.

La tendance se poursuit  à l’entrée de l’hiver selon le sondage réalisé par Rhône-Alpes TOURISME et Ipsos auprès des professionnels du tourisme.
Le niveau de confiance des professionnels du tourisme dans les zones de montagne recule de 10 points en passant de 74 à 64% d’e 2010 à 2011.  IL recule aussi dans les départements ou le tourisme rural et montagnard  pèse : dans la Loire, le pourcentage de professionnels confiante est passé en un an de 58% à 50%. Alors que dans l’Ain, cette proportion est passée de 65 à 60%.
Dans le Rhône, le tassement provoqué par la crise est de 1 point seulement, mais avec un niveau élevé de confiance : 75% en 2010, 74% en 2011. Le taux de confiance pour l’activité touristique de fin d’année  progresse dans le Rhône, alors qu’il se tasse ailleurs, même s’il reste majoritaire en montagne.

La crise peut expliquer une partie de cette tendance : l’évolution du pouvoir d’achat, entraine une contraction des dépenses, mais une résistance du tourisme urbain.
C’est peut être parce que la ville permet des séjours plus courts et plus actifs, permet d’utiliser les transports en commun. La ville c’est aussi l’assurance d’activités et de loisirs, quelle que soit la météo, pour une clientèle qui de toutes les manières est aussi elle-même de plus en plus urbaine.

Une tendance est née. Il est probable qu’elle se conforte dans une société plus urbaine où les villes sont plus agréables.

michel.deprost@enviscope.com

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