Environnement

Ce que seraient les compétences de Rhône-Alpes Auvergne

Avant l’Assemblée plénière des 19 et 20 mai de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne a esquissé ce vendredi matin lors d’une conférence de presse ce que pourraient être les compétences d’une future Région Rhône-Alpes-Auvergne.

Les contours des futures régions seront définis par une première loi qui devrait être discutée pendant l’été et adoptée avant la fin de l’année 2014, en vue des élections régionales de novembre- décembre 2015. Les Régions existeraient à partir du Ier janvier 2016.

Une seconde loi, plus épaisse, devra définir les compétences nouvelles apportées notamment par la suppression des Conseils départementaux.

En matière de transports, les Régions conserveraient les transports express régionaux de voyageurs. Elles prendraient en charge les transports interurbains, aujourd’hui gérés par les Départements, les intercommunalités.

Les régions qui ont en charge les lycées, pour la construction, l’entretien, mais aussi le fonctionnement non pédagogiques (personnels techniques), prendraient en charge les collèges aujourd’hui gérés par les Départements. Il y a là une certaine continuité en matière de savoir-faire (construction durable, économies d’énergie, restauration, etc.), et en Rhône-Alpes, une douzaine de collègues sont situés dans des cités scolaires près de lycées.

Les Régions récupèreraient l’entretien des routes non nationales aujourd’hui gérées par les Départements, après le transfert à ces derniers par l’Etat d’une partie du réseau routier.

Les Régions prendraient en charge l’essentiel de l’intervention économique, des actions dans lesquelles les Départements sont peu impliqués. Rhône-Alpes a déjà par ailleurs commencé à rationaliser ses interventions économiques en prévoyant la fusion d’Entreprises Rhône-Alpes International (ERAI) et de l’Agence Régionale pour le Développement de l’Innovation (ARDI), cette fusion devant être effective au Ier janvier 2015. Cette rationalisation est d’autant plus nécessaire que le tissu économique a fortement besoin d’être appuyé efficacement. Le commerce extérieur de Rhône-Alpes est passé de 1,2 milliards d’excédent en 2012 à un déficit de 45 millions en 2013. Pour Jean-Louis Gagnaire, vice-président en charge de l’Economie et de l’innovation, l’évolution est tendancielle, même si elle a pu être accentuée en 2013 par un mouvement d’investissement qui a conduit des entreprises à acheter des biens, notamment d’équipements, à l’étranger.

Les Régions développeraient leurs interventions en matière agricole, en matière touristique.

 

 

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