Transports modes doux

Les Zones à Faibles Emissions doivent être mieux expliquées

Une table ronde dans le cadre du salon Alternativ’Auto et Alternati’City a porté notamment sur les Zones à Faibles Emissions. Les échanges ont abordé la question de l’adaptation des entreprises,  de leur flottes pour les déplacements professionnels et pour les déplacements domicile-travail.

La Zone à Faibles Emissions  ( ZFE ) que la Métropole de Lyon étend ne pose pas de débat sur le fond.  La ZFE est reconnue comme nécessaire. Les ZFE sont nécessaires pour réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre et la pollution. Selon Jean-Charles Koohlhaas, vice-président en charge de la mobilité à la Métropole la mauvaise qualité de l’air est la cause d’une grande partie des maladies respiratoires  des enfants.  Jean-Charles Koohlhaas, a d’ailleurs rappelé lors de la table ronde modérée par Lionel Favrot, de Mag2Lyon, que les ZFE découlent de la loi française, elle-même transcription d’une directive européenne. ” Il existe 250 Zones à Faibles Emissions en Europe,  à Barcelone, Milan et dans bien d’autres villes. Les ZFE sont nombreuses et nous ferions bien de nous inspirer de ces expériences.” estime l’élu écologiste. Il faudrait aussi, estime ce dernier que le Gouvernement prenne le dossier en main, pour lui donner davantage de visibilité et de légitimité. Il est vrai que le dossier est surtout l’occasion de débats locaux, sans que l’Etat s’engage.

    Légales et légitimes

Légales et légitimes, les ZFE imposent une adaptation rapide des territoires qui doivent s’équiper pour réduire les usages de véhicules polluants. C’est vrai pour les 59 minutes de la Métropole, mais aussi pour les autres communes du Rhône. La réduction de l’usage exclusif de la voiture individuelle, par conducteur auto-soliste, suppose dans les communes de campagnes, pour les villes petites et moyennes, peu équipées en transports en commun, le développement de la mobilité électrique est une voie dans laquelle investit le SYDER, Syndicat d’Energie du Rhône. ” Le SYDER va multiplier les points de charge, actuellement au nombre de 80, rappelle Malik Hechaïchi, président du syndicat. Il y en aura 160 dans quelques années. Le SYTRAL dont la compétence s’étend tout le département, va améliorer l’offre de transports.

Un défi pour les entreprises

Les entreprises, elles , sont confrontées à deux problèmes : les déplacement domicile-travail des salariés, et les déplacements professionnels. Pour les déplacements domicile-travail, elles doivent continuer à développer les Plans de Déplacement d’Entreprise ( PDE ) comme l’a fait le Club Lyon Entreprises du 7ème arrondissement, animé par Christophe Geourjon, qui en préside la commission mobilité ( Christophe Geourjon est par ailleurs conseiller régional.)

Concrètement, chaque secteur professionnel chaque entreprise doit s’adapter comme l’a souligné Michel Reguillon, dirigeant du groupe Réguillon, président du Syndicat des Canalisateurs du Sud Est résume les enjeux. ”  Le secteur des travaux publics emploie 7500 salariés sur la ZFE de Lyon. Les entreprises utilisent des véhicules d’encadrement, des véhicules de liaisons pour emmener les personnels sur les chantiers, des engins, et des poids lourds auquel il faut ajouter les véhicules utilisas par les salariés dans le cadre des déplacements domicile travail. ».

Les entreprises doivent donc innover, et investir pour chacun des usages. La groupe Reguillon a ainsi investi pour ses véhicules d’encadrement tous électriques, mais pour les véhicules de liaison diesel, de plus forte puissance, les solutions ne sont pas évidentes quand il faut décider des « retrofitages », entre essence et hydrogène. C’est encore plus vrai pour les engins et pour les poids lourds.
Il faut reconnait que les constructeurs, déjà engagés dans des mutations colossales n’ont pas encore toutes les réponses. Il y travaillent fortement comme l’a rappelé Emmanuel Courtet, directeur Peugeot et Opel pour le Groupe Stellantis &You à Lyon.

 

 

 

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