Bioéconomie

Lettre ouverte : la Frapna saisit le président du Conseil général de l’Isère

Faisant référence au classement des départements français montrant le plus de volonté écologique(1), Francis Meneu, président de la Frapna de l’Isère regrette que « notre département ait régressé en un an de la 13e à la 18e place ». Reprenant les différents critères retenus pas le classement, il aborde ici plusieurs domaines d’intervention :

Traitement des déchets

A ce propos, « les retards s’accumulent, en particulier en matière de tri et de recyclage, liés à des choix historiques et jamais remis en cause, qui ont privilégié l’incinération et qui amènent aujourd’hui un blocage complet de la filière ».

Conversion à l’agriculture biologique

Faisant référence à la Drôme, dont les terres converties à l’agriculture bio représentent 10%, l’Isère « se situe dans la moyenne basse des départements rhônalpins et les surfaces en bio approchent difficilement 6% des  terres agricoles ».

Développement des énergies renouvelables

Malgré le projet EDF de centrale hydro-électrique sur la Romanche, Francis Meneu déplore « l’absence cruelle de schéma départemental éolien ou de projets ambitieux en photovoltaïque ou en biomasse » et craint « de voir les projets se concentrer sur la micro-hydraulique, avec une pression insoutenable sur les milieux déjà fragilisés ».

Qualité de l’air

Après l’abandon des Zapa(2) à Grenoble, la Frapna reproche en bloc au conseil génréral « d’avoir soutenu le projet obsolète de Rocade Nord » à Grenoble et de vouloir ressortir des cartons le projet A51 « évoquant comme justification celle d’un axe transalpin parallèle à l’A7 ».

Qualité de l’eau

Ici aussi c’est un département voisin qui fait référence, la Savoie qui a notamment travaillé à l’amélioration des eaux du lac du Bourget. « Les retards pris dans la création ou la mise aux normes font que l’Isère sera un des départements montrés du doigt dans le contentieux en cours d’instruction devant la Cour de Justice des Communautés Européennes ».

Francis Meneu salue enfin les travaux réalisés dans le cadre du Symbhi(3) et en appelle à la poursuite de ceux engagés sur les milieux humides dans le cadre des ScoT.

(1)   Classement effectué par l’hebdomadaire « La Vie »

(2)   Zapa : le 20 septembre dernier la ministre Delphine Batho avait choisi de revoir le dispositif de Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air, qu’elle jugeait inadapté.

(3)   Symbhi : Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l’Isère, qui a engagé de gros travaux de curage et de stabilisation du lit de la rivière dans le projet Isère Amont.

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