Science

L’Université Scientifique Lyon 1 va poursuivre son ancrage régional

Longtemps, les universités ont été des mondes coupés des réalités locales, étroitement dépendants de l’Etat. Gagner en autonomie, pour gagner en efficacité et être proche des besoins et des ressources locales : telle a été l’ambition de Lionel Collet, président de l’Université Lyon 1 pendant cinq ans, dont le mandat s’est terminé ce vendredi à 24 heures.

En cinq ans la plus importante université scientifique de France en dehors de Paris (35 000 étudiants) a franchi plusieurs étapes pour se dégager d’une tutelle trop forte du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche ( MRES).
Sous l’impulsion de Lionel Collet (qui fut Président du PRES de Lyon et Président de la Conférence des Présidents d’Université) Lyon 1 a été une des premières universités à expérimenter l’autonomie et des Responsabilité de Compétences Elargies (RCE). Depuis le 1er janvier 2009, Lyon 1 est autonome pour gérer entièrement son budget compris les salaires, ce qui représente une enveloppe annuelle de 400 millions d’euros.
Situation des personnels
Cette autonomie a permis d’améliorer la situation des personnels : transformation de CDD de 10 mois en CDD de 12 mois sans période d’interruption, résorption de la précarité, titularisation d’agents contractuels. L’Université a pu mener une politique de recrutement plus autonome, en accentuant la qualification des personnes recrutées, en procédant à des recrutements de haut niveau nécessaire pour améliorer la qualité de la recherche.
Lyon 1 a intensifié plusieurs politiques engagées précédemment (action en faveur des personnes handicapées, réorganisation de le recherche, formations professionnalisâtes).
L’Université a surtout considérablement renforcé son ancrage régional, ce qui est indiispensable pour que la formation et la recherche répondent à des besoins locaux et régionaux. « Nous avons créé la première fondation partenariale, soutenue par des entreprises, qui permet de financer des chaires d’excellence et des projets » explique Lionel Collet. L’Université a signé des conventions avec le monde économique, avec le MEDEF et avec la CGPME pour renforcer les liens avec les entreprises. Elle participe à tous les pôles de compétitivité, en particulier AXELERA (chimie environnement), Lyon Biopole (infectiologie). Les liens ont été aussi renforcés avec les collectivités territoriales, Région Rhône-Alpes, Grand Lyon.
Alain Bonmartin, le nouveau président, qui faisait partie de l’équipe présidentielle sortante entend pousuivre cet ancrage local et régional. L’Université mettra l’accent sur la formation « tout au long de la vie », en particulier dans le domaine de la médecine. Dans quelques années l’Université devrait compter plus de personnes en formation continue que d’étudiants…

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