Rhône

Lyon : les candidats verts veulent soutenir les paysans de la Métropole

En vue des élections locales de 2020, les candidats d’Europe Ecologie les Verts à la Ville et à la Métropole de Lyon proposent un soutien accru à l’agriculture de proximité, au niveau des exploitations comme au niveau de la restauration collective.

Les candidats EELV proposent des aides financières à la conversion et au maintien des exploitations, en plus des aides européennes. © Camster (CC BY-SA 3.0)

A l’occasion d’une action en justice contre “Monsanto-Bayer” menée mardi, Bruno Bernard, tête de liste EELV pour la Métropole, et Grégory Doucet tête de liste pour Lyon, ont présenté des propositions en faveur de l’agriculture métropolitaine et d’une restauration collective plus durable.

Le soutien à l’agriculture de proximité est devenu un volet de l’action économique de la Métropole. Naguère, le but était défensif : protéger au mieux l’agriculture, en tentant de préserver le foncier de la pression urbaine. D’année en année, l’action est devenue offensive. Les candidats d’Europe Ecologie les Verts aux élections du printemps ont une vision proactive.

Ils proposent des aides financières à la conversion et au maintien des exploitations, en plus des aides européennes. Ils proposent la mise en place d’aides aux investissements et à la certification. Ils veulent développer les formations aux agriculteurs auxquels ils entendent garantir des débouchés stables et des revenus décents.

« Cela se fait notamment par la restauration collective, comprenant également les restaurants des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes », qui fonctionnent toute l’année alors que les établissements scolaires ne fonctionnent environ que 200 jours par an.

Soutien aux associations

Les candidats EELV veulent soutenir les associations qui militent et produisent du bio. Bruno Charles, vice-président de la Métropole en charge notamment de l’Agriculture, a permis à l’association Les Robins des Champs de se développer, via le programme Psader-Penap (Projet Stratégique Agricoles et de Développement Rural et Protection des Espaces Naturels et Agricoles Périurbains). Ce programme a aidé la coopération entre six agriculteurs des plaines lyonnaises et un boulanger afin de produire de la farine 100 % locale.

Grégory Doucet, candidat à la Mairie de Lyon, a détaillé les actions envisagées pour une restauration collective 100 % biologique, avec un approvisionnement à 50 % local. La proposition inclut aussi deux repas végétariens par semaine et une alternative quotidienne végétarienne sans surcoût pour les familles. Cette évolution suppose la mise en place des formations aux équipes afin qu’elles apprennent de nouveaux menus simples, utilisent davantage de produits bruts et de saison et luttent contre le gaspillage.

La Métropole a organisé un évènement « Le grand repas de la Métropole » au cours duquel, les jeunes de 76 établissements ont mangé un menu avec des produits locaux et de saison, imaginé par trois chefs lyonnais. Mais il faut aller plus loin que l’approvisionnement local. Pour EELV, il est urgent de consommer de préférence des protéines végétales et de réduire de 40 % la part du carné dans l’alimentation.

L’option “Bio” ne pose pas de problème de prix, selon le parti écologiste. Un repas composé de 20 % de produits bio coûte en moyenne 1,80 € en matières premières, dans la moyenne des prix observés pour l’ensemble de la restauration collective selon l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable. Dans les fait, 62 % des collectivités étudiées par l’observatoire ont compensé le surcoût en luttant contre le gaspillage alimentaire, en pesant les déchets, en adaptant les portions, en mettant en place des self-services, des tables de tri, des actions de prévention et de sensibilisation.

Les commandes publiques doivent évoluer en recourant à l’allotissement pour permettre aux petits agriculteurs de participer. L’allotissement correspond à la division en plusieurs lots pour permettre à tous les producteurs de répondre, par exemple une commande pour les carottes, un autre pour les pommes. Cette forme de marché, n’est pas une entrave à la libre concurrence, puisque les prestataires peuvent passer des contrats avec des fournisseurs Bio et locaux.

 

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