Mobilité

Lyon-Turin: les opposants demandent des innovations sur les trains de fret

Les critiques exprimées par Daniel Ibanez demeurent les mêmes. L’animateur du collectif des opposants estime qu’un nouveau tunnel est inutile, pour longtemps, pour plusieurs raisons.

Il rappelle d’abord, que le trafic poids lourds à travers les Alpes décline réguilèrement depuis plus de vingt ans, signe de l’érosion des échanges entre la France et l’Italie.

Les opposants , en dehors des considérations environnementales liées aux accès français, mettent en avant que la ligne actuelle est loin d’être saturée, et réclament  son utilisation maximale de plusieurs manières. La capacité inutilisée d’au moins 14,6 millions de tonnes correspond selon eux à 800.000 camions de moins sur les routes.

L’accroissement du trafic sur la voie actuelle, suppose la construction de wagons de fret à motorisation répartie. Le dossier, rappelle Daniel Ibanez,  a été étudié et primé par le PREDIT, validé par le Cabinet d’analyse stratégique du Premier Ministre en septembre 2012. La solution permettrait de réduire la dépense d’énergie, d’augmenter la capacité de la ligne par l’allongement des convois, de s’affranchir des contraintes des pentes, d’automatiser et d’assouplir le transport de marchandises par l’automatisation des assemblages de trains.

Des mesures précises de report modal

Alors que les Parlementaires se gardent bien de demander des mesures précises de report modal,  les opposants réclament l’interdiction des poids lourds circulant à vide ou peu chargés dans les Alpes, ” une mesure qui n’a aucun coût pour la collectivité. ” Cette mesure doit être associée à la création de plateformes de groupages et dégroupages notamment dans les gares de triages existantes ce qui permettrait d’éviter de 200.000 à 300.000 camions.

Les opposants demandent enfin  la mise en place d’une véritable autoroute maritime entre l’Espane er l’Italie. Le transfert sur la mer du trafic italo-Espagnol transitant sur la côte méditerranéenne nécessite la construction de navires rouliers pour un investissement de 600 Millions d’€ mais éviterait 700.000 camions à Vintimille.

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