Infrastructures

Lyon-Turin : Rivasi opposée au Lyon-Turin

Après le rapport de la Cour des Comptes sur les dérives du système des lignes à grande vitesse t des TGV, Michèle Rivasi, députée européenne reprend les critiques des juges.

Comment justifier, explique la députée, au moment où le gouvernement recherche 50 milliards d’euros, un projet dont chaque kilomètre de tunnel est égal à la construction d’un hôpital de 60 000 m².

Le gouvernement se trompe en orientant les financements vers le Lyon Turin pour satisfaire les égos régionaux ou se soumettre au chantage à l’emploi du BTP.

La France, par manque de volonté de remettre en cause le « tout routier », ne transporte que 3,4 millions de tonnes sur la ligne existante alors qu’en Suisse ou en Autriche, des lignes identiques (Gothard et Brenner) supportent jusqu’à 5 fois plus.

Pour Michèle Rivasi, ” des emplois il est possible d’en créer en investissant dans des projets utiles, en redonnant la priorité au fret ferroviaire sur le routier, en commençant par réaménager les voies ferroviaires existantes, comme le préconisaient les recommandations des ponts et chaussées et de l’inspection générale des finances qui datent de juin 2006 et qui n’ont pas été suivies.

La cour vient durement appuyer ce constat, « La prise en compte de l’un de ces projets [canal Seine Nord Europe et Lyon-Turin], impliquerait en effet qu’« aucune possibilité de financement d’autres projets par l’AFITF (Agence de financement des infrastructures de transport de France) ne serait plus alors ouverte avant 2028 ou 2030 »

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