Environnement

Moins d’oiseaux aux mangeoires: Le Pic Vert explique

L’association le Pic vert a fourni près de 4 tonnes de graines de tournesol à 75 de ses adhérents cet automne est interrogée par des personnes qui veulent expliquer la relative rareté des  oiseaux aux mangeoires. La rareté des oiseaux a été constatée par de nombreux observateurs et par la Ligue pour la Protection des Oiseaux en Isère.

Le printemps pourri, pluvieux et froid a très fortement perturbé la période de reproduction des oiseaux sédentaires et de nombreuses nichées ont été détruites suite aux conditions météo. Cela joue sur la densité des populations locales.

L’automne a commencé avec une période précoce de neige abondante qui a incité des espèces locales à migrer vers le sud. Ensuite le climat froid, sec et ensoleillé a été particulièrement favorable avec beaucoup de nourriture disponible dans la nature : champs de maïs non récoltés, tournesol broyé sur place, arbres conservant leur feuilles en forêt.

Enfin le Nord de l’Europe n’a pas connu de conditions météos défavorables  qui incitent des oiseaux à descendre en masse chez nous, contrairement à l’hiver 2012-2013.

Voici les principales raisons susceptibles d’expliquer la rareté des espèces et des individus observée aux mangeoires installées en Isère.

Le Pic vert suivra ce phénomène sur les mangeoires installées dans les réserves de la plaine de Bièvre à Rives ou au Grand Ratz à La Buisse. Il faudra vérifier que d’autres hypothèses interviennent dans cette perte d’oiseaux communs tels qu’épidémie, pollutions ou pesticides.

D’autre part le Pic vert lance une enquête pour mieux connaître l’état actuel des populations de moineaux friquets, espèce en voie de disparition dans le Pays voironnais.

Les témoignages, les questions sur ces sujets peuvent être adressés au Pic vert 04 76 55 39 80 ou www.lepicvert.asso.fr

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