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Orientations budgétaires d’Auvergne-Rhône-Alpes : pas assez pour les transports et la formation, selon le Ceser

Les membres du Conseil Économique, Social et Environnemental d’Auvergne-Rhône-Alpes, unanimes, regrettent que les orientations budgétaires 2022 de la région délaissent les transports et la formation, au bénéfice de la sécurité et de la santé.

Pour le Ceser, les orientations budgétaires du conseil régional sont floues quant à la répartition des dépenses, qui mentionne seulement trois secteurs : la santé, sécurité, et la relocalisation industrielle, sans mention des transports et de la formation qui constituent l’essentiel des compétences régionales.

Les orientations budgétaires de la région Auvergne Rhône-Alpes seront débattues les 14 et 15 octobre lors d’une session plénière du conseil régional. Laurent Wauquiez, président de la région a demandé comme le prévoit la loi que le Conseil économique social et environnemental (Ceser), se positionne sur ces orientations par un avis.

Les conseillers du Ceser ont voté à l’unanimité le projet d’avis qui leur a été présenté par sa commission des finances. L’avis rappelle le bilan du mandat précédent : une épargne brute en augmentation de 16 à 27 %(1) et un ratio de désendettement passé de 6 à 3 ans. La région est capable de se désendetter plus vite. Mais ce ratio ne prend pas en compte les crédits baux auxquels la région recourt largement, souligne l’avis du Ceser.

Des marges de manœuvre

Pour le Ceser, la région conserve de belles marges de manœuvre, de quoi investir 1,450 milliard d’euros en 2022, après en avoir investi 1,25 milliard en 2020, et avant d’en investir 1,1 milliard chaque année, après 2022, jusqu’en 2028.

Ces volumes en eux-mêmes seraient un signe positif si les emplois étaient définis. Or, « rien n’est indiqué en répartition de dépenses, mais seulement trois secteurs, la santé, sécurité, et la relocalisation industrielle, sans mention des transports et de la formation qui constituent l’essentiel des compétences régionales. »

L’avis pointe une vision budgétaire inchangée : pour l’exécutif régional, l’investissement n’est que matériel et la formation n’est que du fonctionnement. Or, estime le Ceser, « la formation continue est un investissement d’avenir d’autant plus que les entreprise peinent beaucoup à recruter. » La sagesse budgétaire passée permettrait de financer la transition énergétique et l’aménagement du territoire.

L’avis émet un autre regret : les orientations budgétaires ne contiennent que «  très peu de conditionnalité des aides économiques alors que le contrôle est important pour l’aide sociale. » Enfin, l’avis souligne une fois de plus l’absence de politique d’évaluation de l’action publique.

  1. L’épargne brute est constituée par le solde des opérations réelles de la section de fonctionnement (recettes réelles de fonctionnement – dépenses réelles de fonctionnement y compris les intérêts de la dette).
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