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Papillons de jour : deux espèces sur trois disparus d’au moins un département de métropole

Deux espèces de papillons diurnes sur trois espèces vivant en Métropole ont disparu d’au moins département, selon une étude de l’Observatoire national de la Biodiversité.


Sur 301 espèces de papillons de jour vivant en France métropolitaine, 200 ont disparu d’au moins un département depuis le siècle dernier, soit 66 % des espèces. Ce chiffre inédit est issu d’un indicateur de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB). Le constat a été établi par les experts de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) avec l’appui de l’Office français de la biodiversité (OFB), dont le centre d’expertise et de données Patrinat (OFB-CNRS-MNHN).

Ces dernières années, plusieurs études ont déjà montré le déclin important , en général, des populations d’insectes, partout en Europe, les études reprenant évidemment les constats de terrain par les naturalistes, scientifiques ou amateurs. Certes, déclin a plusieurs causes mais les principales causes sont connues : disparition, transformation et fragmentation des habitats, les pollutions notamment les pesticides, et le changement climatique.

Les papillons de jour constituent un groupe d’espèces « ambassadeur » pour la biodiversité des insectes : l’évolution de ces populations témoigne de l’état des milieux où elles vivent. Ce travail compare la liste des papillons de jour établi pendant la période allant de 1900 à 2000, avec la liste actuelle présence confirmée entre 2000 et 2020. L’étude permet de conclure à la part des espèces disparues d’au moins un département. Le constat confirme une tendance de fond au déclin de la répartition des insectes.

En moyenne, chaque espèce a disparu de l’équivalent de quatre départements. Ces disparitions locales touchent la totalité de la métropole puisque tous les départements ont perdu au moins une espèce, et en moyenne, les départements ont perdu 11 espèces de papillons de jour. Cependant, certains départements sont plus impactés que d’autres : les départements les plus urbanisés ont perdu plus de 30 % de leurs espèces.

Les espèces qui déclinent sont les espèces « spécialistes » qui dépendent d’un type de milieu naturel particulier. Les espèces des prairies sont particulièrement concernées. Il s’agit de papillons dépendant :

  • des pelouses sèches (ex. : l’Hermite, l’Agreste),
  • des prairies humides (ex. : le Mélibée),
  • des clairières (ex. : la Bacchante, le Grand Collier argenté, le Damier du frêne)

Or ces milieux très ouverts sont aussi en déclin. La destruction des habitats due à l’urbanisation,  la fertilisation azotée, l’assèchement des zones humides et les changements de pratiques comme l’abandon des élevages extensifs ou l’intensification de l’exploitation des milieux en sont à l’origine.

Cette étude complète le constat alarmant effectué sur d’autres espèces communes spécialistes, comme les oiseaux (voir l’indicateur de l’ONB sur les oiseaux communs).  Pour produire cet indicateur, un important travail d’expertise, fondé sur près de 2 000 000 de données publiques d’observation de l’inventaire du patrimoine naturel (INPN), a été effectué par l’Opie, en lien étroit avec les acteurs du plan national d’action papillons de jour. Il s’agit du premier indicateur dédié aux insectes publié par l’ONB.

 

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