Solaire

Parc solaire WPD solar France à Cérilly ( Allier) : un projet à améliorer selon l’Autorité Environnementale


Le projet de parc photovoltaïque porté par la société WPD solar France, localisé à Cérilly , Communauté de communes du Pays de Tronçais, l’ouest du département de l’Allier, doit être amélioré selon l’avis de l’Autorité environnementale.

      Le projet s’étend sur deux secteurs près des lieux-dits « Les Nodins » et « Beaumière » sur des parcelles agricoles entrecoupées par des haies et arbres et à environ 800 mètres de la forêt de Tronçais, labellisée « forêt d’exception ». Le projet développé sur 18,4 hectares dont 17,27 hectares clôturés aura une puissance totale de 20,14 MWc.
       La  Mission régionale de l’Autorité Environnemtale en Auvergne Rhône-Alpes, a émis dans son avis, plusieurs réserves non pas sur la dimension économique ou énergétique du projet, mais sur son impact environnemental tel qu’il est présenté à ce jour. Certaines caractéristiques du projet, note l’avis, ”  présentent des incohérences entre la demande de permis de construire et l’étude d’impact, notamment le nombre et la surface des postes de transformation, de livraison et de citernes prévus. La durée d’exploitation du parc n’est pas précisée par le dossier.
       Pour l’Autorité environnementale, les principaux enjeux environnementaux du territoire et du projet sont les suivants: paysage bocager préservé et marqué par la présence de hameaux très proches ; biodiversité, particulièrement riche, du fait notamment de la proximité de la forêt de Tronçais ; consommation d’espace au regard de l’emprise du projet ; le changement climatique en lien avec les émissions de gaz à effet de serre.

Des compléments insuffisants


       Des compléments apportés pendant l’instruction mais n’ont pas été intégrés à l’étude d’impact, avec parfois des incohérences qu’il convient de lever, sur la longueur des haies supprimées ou les impacts sur les zones humides. Le dossier n’inclut pas de demande de dérogation à l’interdiction de destruction ou de dérangement d’espèces protégées. Or, le projet est de nature à perturber la biodiversité et à contribuer à la destruction d’habitats et potentiellement de faune.
       Les aires d’études choisies ne sont pas clairement explicitées et n’apparaissent pas adaptées à l’analyse, au territoire et aux enjeux.
Concernant, la justification du choix d’implantation, le dossier doit être complété, certaines alternatives étant, a priori, encore à l’étude ou manquant de précisions sur les surfaces mobilisables.

Garantir la future activité agricole


        Pour mieux garantir l’effectivité et la durabilité de la future activité agricole qui sera mise en place sur le site la convention avec l’éleveur doit être jointe au dossier. Elle serait utilement complétée d’une Obligation Réelle Environnementale (ORE). La qualité agronomique des sols, jugée faible, doit être mieux étayée en précisant notamment la localisation des terres préalablement en cultures et des prélèvements qui ont été effectués et en justifiant leur représentativité sur l’ensemble des secteurs du projet.
       Concernant le paysage, les niveaux d’enjeu, tout comme l’évaluation des impacts manquent d’illustrations alors qu’ils sont importants pour l’unité paysagère du site, pour certains hameaux et du point de vue touristique, près d’un sentier de grande randonnée et de la forêt de
Tronçais. Le caractère industriel du projet tranchera en effet avec le paysage bocager et naturel. Les mesures d’intégration prévues doivent être mieux présentées. Le nombre de postes de transformation est important et leur intégration paysagère peu soignée. Les teintes choisies pour les portails et grillages périphériques sont peu adaptées au contexte .
L’ensemble des recommandations de l’Autorité environnementale est présenté dans l’avis détaillé

VOIR AUSSI