Bioéconomie

Pas de risques avec les phytos selon le Collectif ” Sauvons les fruits et légumes”

L’enquête VIGIE Fruits et Légumes 2015  réalisée par le collectif  ” Sauvons les fruits et Légumes de France” , confirme l’absence de risques pour les consommateurs déjà établie par l’ANSES.

Le collectif  Sauvons les Fruits et Légumes de France annonce avoir procédé en juillet 2015 à une enquête pour “ évaluer l’état sanitaire global de fruits et légumes présents sur nos étalages et issus de l’agriculture conventionnelle et biologique.”  Cette première publication révèle selon le collectif, ” que l’ensemble des points d’analyse sanitaire de ces produits est conforme à la réglementation et aux normes de protection de la santé des consommateurs.

La consommation de salades et de tomates importante en été impose une surveillance accrue car  ces produits sont souvent consommés crus. Les pathogènes microbiologiques sont trop souvent sous-estimés  alors qu’ils sont régulièrement à l’origine de troubles digestifs, voire d’hospitalisations et dans les cas extrêmes, de décès. Une crise sanitaire a été causée  en Allemagne en 2011 par la présence de la bactérie Escherichia coli sur des graines germées de soja bio consommées en salade.

L’étude du Collectif, qui ne donne pas de détails sur la méthode utilisée, montrerait que tous les échantillons respectent  les normes microbiologiques (Escherichia coli, salmonelloses, Listeria) . Cette conformité vaut quel que soit le mode de production, conventionnel ou biologique. Bien qu’en théorie, le risque soit plus élevé pour  la filière bio (utilisation régulière d’effluents d’élevage comme engrais organiques), l’enquête ne révèle aucun contaminant particulier.

Résidus phytosanitaires : au moins dix fois inférieurs aux Limites Maximales

Les échantillons de tomates et salades ont fait l’objet d’environ 2 800 recherches de résidus (479 substances phytosanitaires par échantillon ). Seules 16 substances ont pu être quantifiées et 99,3% des recherches sur l’ensemble des échantillons ont montré l’absence de résidus. Ces chiffres sont comparables à ceux des agences officielles. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), avait  dans un rapport d’avril 2014 quantifié des pesticides dans seulement 0,45% des analyses

Ces résultats conformes à la réglementation marquent, selon le Collectif, ”  le respect par les producteurs des bonnes pratiques agronomiques d’utilisation des produits phytosanitaires. ” Les chiffres concordent avec les évaluations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui, dans son dernier rapport, note que plus d’un produit sur deux ne comporte absolument aucun résidu quantifiable de pesticide [2]. Pour le Collectif, une communication anxiogène est donc infondée, même s’il est nécessaire de continuer à perfectionner les bonnes pratiques tout au long de la chaîne de consommation.

« Ces résultats apportent une preuve supplémentaire des efforts constants des producteurs en matière de sécurité sanitaire», observe Bernard Géry, porte-parole du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France. « Rien ne justifie donc une quelconque communication alarmiste telle que nous le voyons parfois de la part de certaines associations environnementalistes. Reste que nous devons être toujours particulièrement vigilants à chaque stade, de la production au consommateur final en passant par les circuits de distribution (circuits courts ou supermarchés). »

Créé en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France vise ” à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. ”  Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière de toutes les filières qui ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier.

[1] Slate, Graines germées: la première crise de l’agriculture biologique, 10 juin 2011

[2] The 2013 European Union report on pesticide residues in food1 European Food Safety Authority, page 53

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